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Le top 10 des erreurs, 10 ans après !

Il y a dix ans (hé oui dix ans déja !), j’avais traduit le top 10 des erreurs sur le web à partir de l’article de Jakob Nielsen. Aujourd’hui je pense qu’il est intéressant de prendre du recul et de voir ce qui a évolué ou pas concernant ces dix erreurs. C’est dans cet esprit que j’ai l’intention d’écrire une série d’articles dans la catégorie « Time machine » afin de regarder le passé pour comprendre l’avenir !

Pour rappel en 1999 :

iBook de 1999

iBook de 1999

  • Le web se démocratise depuis 3 ou 4 ans.
  • Le bas-débit est la norme.
  • Les pages web doivent être conçues pour des écrans en 640×480 pixels.
  • Netscape 4 et IE sont les navigateurs les plus répandu.
  • Apple a sorti ses premiers iMacs en 1998 et ses iBooks en 1999, mais l’iPod n’existe pas ! (Oui, il y a eu aussi une époque le Frigo n’existait pas.)

Casser ou ralentir le bouton « page précédente ».

Contexte : Cette pratique consiste à désactiver plus ou moins la fonctions « page précédente » dans certains cas comme les pages de formulaires ou les services web. Les services web nécessitaient souvent de recharger entièrement la page depuis le serveur pour mettre à jour les données. L’utilisation du bouton « page précédente » pouvait crée des incohérences et donc les developpeurs étaient tenté de le désactiver.

Aujourd’hui : Des technologies comme l’AJAX permettent de répondre aux besoins de mettre à jour qu’une partie du contenu. De plus les techniques pour casser le bouton « page précédente » étaient peu fiable suivant les navigateurs et ont donc été abandonnées. Par contre les sites en « Full Flash » ne prennent toujours pas en considération l’environnement qu’est le navigateur.

Ouvrir une nouvelle fenêtre du navigateur.

Contexte : Cette pratique consiste à ouvrir une nouvelle fenêtre à chaque fois l’utilisateur clique sur un lien hypertexte pour ne pas le « perdre » ou au chargement de la page pour afficher de la publicité.

Aujourd’hui : L’ouverture automatique est bloquée par la majorité des navigateurs.La pratique la plus courante actuellement est la suivante, soit le lien est interne au site et il s’ouvre dans la fenêtre en cours, soit il est externe et s’ouvre dans une nouvelle fenêtre. Dans ce cas, on casse l’historique et la fonction « page précédente ». Une pratique élégante est de distinguer les hyperliens internes de ceux externes par un petit pictogramme à la suite du lien (dans la CSS). L’utilisateur peut alors choisir d’ouvrir ou non une fenêtre ou un onglet.

Utilisation non-standard des éléments d’interface utilisateur.

Contexte : Par exemple, la règle, pour un bouton radio, est qu’il permet de sélectionner un élément au moins et un seul dans un groupe. Mais le choix n’est validé que quand l’utilisateur clique sur le bouton OK. Malheureusement, on voit des sites ou les boutons radio sont utilisés comme des boutons et où le résultat est affiché dès que l’utilisateur à cliquer sur un des boutons.

Aujourd’hui : Le niveau global de l’ergonomie des sites web c’est nettement amélioré. De telle fautes de conceptions sont rédhibitoires. Les normes d’accessibilités ont aussi imposés des standards de conception.

Absence de biographies.

Contexte : « Les utilisateurs cherchent à connaître la personne qui est derrière l’information présentée sur le web. »

Aujourd’hui : La question de la validité de l’information trouvée sur le web est toujours d’actualité, car il est toujours plus facile de publier notamment avec les plateformes de blogs. Par contre, les juges sont passés par là ! Si vous publiez un site sur internet, en France, vous devez obligatoirement préciser qui est le directeur de publication et comment le joindre.

Absence d’archives.

Contexte : « Une veille information est souvent une bonne information et peut être utile au lecteur. » Mais en 1999, beaucoup de sites sont encore simplement une suite de pages HTML. Il est alors difficile de maintenir correctement tous les liens.

Aujourd’hui : L’utilisation de base de données pour la gestion des contenus c’est généralisée depuis 1999. L’apparition des blogs et des CMS (Content Manager System, Système de gestion de contenu comme WordPress que j’utilise ici) ont permis de faciliter la gestion des archives.

Changer l’adresse URL des pages.

Contexte : Comme précédemment les sites sont encore pour beaucoup une suite de pages HTML. Si l’organisation du site n’a pas été optimisé dés le départ, le Webmaster (A l’époque Maître tout puissant du site web !) peut être tenté de déplacer des pages et donc de changer leur URL.

Aujourd’hui : L’utilisation de bases de données à permis de remédier au problème d’organisation des contenus. Les CMS proposent des liens permanents vers les pages. Vous pouvez donc changer beaucoup de choses dans un site sans changer les URL.

Les gros titres qui n’ont pas de sens en dehors du contexte.

Contexte : Les titres sont des éléments qui sont utilisés pour la navigation, les tables des matières et les moteurs de recherche.

Aujourd’hui : La nécessité d’écrire spécifiquement pour le web n’est pas encore entré totalement dans les habitudes. L’utilisation d’un style littéraire ou scolaire reste bien ancré. Une certaine sélection naturelle est faite par le référencement des moteurs de recherche.

Utiliser le dernier gadget Internet.

Contexte : Utiliser divers gadget « Push, communauté, chat, email gratuit, enchère,… »

Aujourd’hui : Les gadgets ont changés, mais ils sont toujours là !  Par contre, certaines choses jugées comme gadgets il y a 4 ou 5 ans sont devenus de vrais outils de communication ou de travail, notamment les communautés et  les blogs.

Temps de réponse des serveurs trop long.

Contexte : Avec une connexion bas débit (3 ou 4 ko/s au mieux) le temps de chargement d’une page peut rapidement exploser et atteindre la minute.

Aujourd’hui : Les connexions haut débit sont devenus la norme, mais maintenant l’internet mobile arrive avec suivant la qualité de réception des débits pouvant être très faibles. Du coté des sites web, le poids des pages a considérablement augmentés, mais la séparation du contenu (dans le HTML) et la forme (dans les CSS), l’utilisation de l’AJAX tendent à réduire le volume global à télécharger.

N’importe quoi qui ressemble à de la publicité.

Contexte : En 1999, la bulle Internet n’est encore qu’un vague remous. Le moteur de recherche le plus utilisé est Altavista. L’aspect commercial n’existe pas ou peu… La publicité n’est absolument pas mature et utilise tout les moyens racoleurs possibles (bannière clignotante, fenêtre pop-up, Flash à gogo,…).

Aujourd’hui : L’internaute a évolué dans son rapport à la publicité sur Internet. Celle-ci a aussi évolué et sait se faire plus précise, plus discrète, plus efficace. Mais il y a toujours des publicitaires qui sont restés à l’âge de pierre, avec publicités intrusives qui couvrent tous ou une partie de l’écran. A la place de la fenêtre pop-up, on a le calque pop-up ! Mais l’internaute a les même réactions : ignorer le contenu et fermer les calques (ou le site !).

En conclusion.

Les avancées techniques ont permis de répondre à certaines problématiques liées à la gestion et la conception des sites. Le niveau global de l’ergonomie des sites c’est nettement amélioré depuis 1999. Il reste des pratiques qui n’ont pas évolués mais qui tendent à disparaitre « naturellement ».

Auteur :

Consultant Freelance en ergonomie et UX depuis 1999 ! Je travaille sur de nombreux supports, des interfaces WIMP à la télévision en passant par les mobiles, le web pour le grand public ou les professionnels.

2 commentaires Ecrire un commentaire

  1. Des technologies comme l’AJAX pratiques pour la mise à jour partielle dans les contenus mais qui peuvent poser problème en terme d’accessibilité, il faut veiller à prévenir du rafraichissement.
    Elles peuvent être des freins car certaines implémentations perdent l’historique. Un exemple pour illustrer : le bouton « page précédente » fait bien revenir à la page précédente d’un moteur de recherche mais il ne vous restitue pas la page avec les résultats de la requête que vous aviez fait précédemment.

    Répondre

  2. Oui, enfin c’est comme tout, quand c’est mal utilisé, ça ne fait pas de bonnes choses.

    Par exemple, les boutons radio cités dans l’article et pourtant qui proposerait de s’en méfier.

    Répondre

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