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Questions réponses sur l’ergonomie et le métier d’ergonome.

Ces questions-réponses sont issues de plusieurs demandes d’entretiens de la part de personnes intéressées par l’ergonomie. Elles donnent une approche assez informelle et vivante du métier d’ergonome et du secteur de l’ergonomie en général. Certaines questions/réponses ont plusieurs années mais elles sont toujours d’actualités.

Si vous deviez dégager une problématique autour du métier d’ergonome en relation avec l’entreprise, que choisiriez-vous ?

Une problématique qui apparaît souvent dans les projets c’est que la part du budget et des moyens consacrés à la conception des IHM (Interface Humain-Machine) est souvent négligée voir négligeable. Le métier d’ergonome et sa démarche centrée sur l’activité sont souvent méconnus. Ça a pour conséquence que les utilisateurs finaux et les ergonomes ne sont pas impliqués en amont dans le projet. Les besoins réels des utilisateurs sont alors mal évalués, les fonctions réellement utiles sont négligées (ou mal conçues) au profit de fonctions annexes qui ne servent pas ou peu.

L’absence d’ergonome fait que l’interface est mal construite. Elle ne respecte pas les règles et les standards de conception des IHM, le point de vue utilisateur n’est pas représenté. L’IHM est donc bâclée. Quand le projet est enfin présenté aux utilisateurs finaux, il est souvent rejeté et le projet doit être revu. C’est alors, avec un peu de chance, que l’on appelle un ergonome pour résoudre les problèmes en urgence, mais le projet a déjà pris 6 mois de retards… Cette problématique a été confirmée par une étude du groupe Standish qui montre que les principales causes de retard ou d’échec d’un projet (86 % des projets) sont l’absence de participation des utilisateurs et des besoins incomplets.

Quel est le rôle de l’ergonome dans la conception du site Web ?

Représenter le point de vue de l’utilisateur final en accompagnant les choix des informaticiens, graphistes, marketing, etc… Et en apportant une expertise dans le domaine du facteur humain et de l’expérience utilisateur.

Plus concrètement, lors de la conception l’ergonome organise l’arborescence du site, propose la navigation, l’organisation des pages…

Sur un site déjà conçu, il peut réaliser une expertise ou des tests utilisateurs afin de mettre en avant les problèmes d’ergonomie.

Par exemple citer un problème de reconnaissance de cet art qui est émergent ?

Je dirai que la méconnaissance de l’ergonomie, fait penser à certain que comme on est utilisateur on peut faire de l’ergonomie, comme Monsieur Jourdain fait de la prose ! Ça a bien sur un impact sur lors du choix d’un prestataire, le client n’ayant pas toujours les bons critères pour faire son choix.

Ce problème se fait donc sentir sur le plan financier, car le coût de l’ergonomie est connu, mais on peut difficilement chiffrer ce qu’elle va rapporter ou le coût de son absence. Un développeur, un graphiste ou une personne quelconque est alors désigné volontaire pour s’occuper de l’IHM et de l’ergonomie à moindre frais.

Les études sur le « retour sur investissements » sont encore peu nombreuses même si elles vont toutes dans le même sens avec des ratio coût/bénéfice en moyenne de 1/10 à 1/100.

Quelle est la tendance du métier d’ergonome sur le web aujourd’hui ?

C’est encore un métier peu connu même dans les secteurs informatiques, télécommunications ou nouvelles technologies. Mais ceux qui y ont goûté en redemandent ! La vague Internet et sa cohorte d’ergonome de pacotille sont passées.

Les entreprises recherchent des ergonomes avec de fortes compétences en ergonomie mais aussi des connaissances dans les domaines proches (graphisme, informatique, marketing) qui n’hésitent pas à mettre les mains dans le cambouis ! Je dirai que la tendance sur une dizaine d’années est passé de l’ergonome « surper expert » qui disait « y a qu’a, faut qu’on », à une ergonomie de terrain plus intégré dans les projets. Mais le métier d’ergonome reste encore « artisanal » dans le sens où l’on fait nécessairement du sur mesure à chaque intervention.

Quel est le profil et quelles sont les qualités d’un ergonome ?

A mi-chemin entre le psychologue et l’ingénieur. Savoir écouter les utilisateurs en restant « neutre et bienveillant », mais pouvoir aussi communiquer avec les différents intervenants des projets.

L’ergonome est souvent « l’empêcheur de tourner en rond », il critique, argument à l’appui, propose des idées ou des solutions nouvelles mais tellement évidentes et simples pour l’utilisateur final ! De par sa formation, il sort des sentiers battus, a souvent plus de recul que le reste des membres du projet qui ont la tête dans le guidon. En plus les utilisateurs sont généralement ravis de ses propositions, ce qui n’est pas toujours le cas des équipes de développement ou marketing. Il a souvent un rôle d’interprète dans le sens ou il fait correspondre une interface concrète à un besoin plus au moins précisément exprimé.

Il a donc un profil souvent un peu atypique avec des cursus universitaires et professionnels assez diversifiés. On ne devient pas ergonome « par défaut », par hasard ou pour faire plaisir aux parents ! c’est généralement une profession que l’on choisit.

Quelles sont les formations à recommander pour devenir ergonome ?

Master d’ergonomie ou formation du CNAM.

Les DESS d’ergonomie sont ouverts a de nombreux cursus préliminaire : informatique, médecine, MST (Maîtrise de Sciences et Techniques de physiologie du travail, ergonomie, physiologie appliquée à Orsay), et bien sûr psychologie (la majorité des étudiants).

Quels sont les salaires pratiqués ?

Comme un ingénieur ou chef de projet : environ 30 000 €/an (+ou- 20 %) pour un débutant, puis une progression identique à un ingénieur ou à un chef de projet.

Concrètement, a-t-on du mal à trouver un emploi une fois diplômé ?

Le domaine de l’ergonomie des IHM suit le reste du secteur informatique. Mais globalement en ergonomie on trouve du travail même si c’est un domaine où il y a peu de postes proposés, il y a aussi peu de candidats. Les ergonomes senior, avec plus  de 7 ans d’expérience, sont même un denrée rare, qu’il n’est pas toujours facile de recruter.

J’ai trouvé quelques cabinets de conseil en ergonomie mais y’a-t-il des entreprises, qui emploient des ergonomes, autres que les entreprises types SNCF, Renault, PSA ? Si oui quel est le rôle de l’ergonome dans ces entreprises? (Recherche, sécurité du travail, conception…)

Oui, des grandes SSII emploient quelques ergonomes, ou des entreprises d’ingénierie spécialisée (aéronautique, armée,…) , le travail est alors orienté conception. Il y a aussi des « administrations » (ANACT) qui emploient des ergonomes, c’est alors souvent orienté vers la santé ou le handicap au travail. Dans les grandes entreprises Les CHSCT (Comité hygiène sécurité condition de travail..) emploient aussi des ergonomes.

J’en viens donc à l’activité d’ergonome en elle-même : Quels sont les domaines d’applications: conception de postes de travail, conception de site web, prévention des accidents du travail, quoi d’autre…? Peut-on apporter une expertise dans tous ces domaines ou nous spécialisons-nous au cours du temps ? Par exemple, l’ergonomie de site web et de postes de travail sont vraiment différentes ?

Il faut voir un peu l’historique de l’ergonomie. Il y a eu en ergonomie deux grands courants qui existe toujours. Un premier qui concerne plus l’amélioration des conditions de travail en entreprise, et un deuxième issu plus des milieux anglo-saxons qui est lié à la conception de systèmes complexes qui est née pendant la 2éme guerre mondiale avec des systèmes comme les radars, la conception de cabine de pilotage des avions. Le 1ére est donc plus lié la santé et le 2éme plus liée l’ingénierie. On retrouve ces 2 courants encore actuellement avec d’un côté l’ergonomie francophone et de l’autre l’ergonomie des IHM. Mais ces 2 courants partagent des techniques de bases comme l’analyse du travail.

Donc concrètement on est amené à se spécialiser rapidement dans un domaine, voir un sous-domaine…

Y’a-il une recherche en ergonomie? Quels sont les thèmes de recherches ?

Oui, assez active, aussi bien en entreprise que dans les universités. Les thèmes sont très diversifiés. Il serait difficile d’en faire une liste exhaustive.

Si j’ai bien compris il y a pas mal de profils d’Ergonome: psychologue, ingénieur, architecte, kiné, infirmier… mais exercent-ils tous le même métier ? En tant qu’ergonome navigue-t-on entre toutes ces disciplines ?

Oui et non, oui car le but de tous les ergonomes est d’améliorer le travail de l’opérateur, non car chacun travaille dans des secteurs différents avec des méthodes et des règles adaptés au secteur.

Trouvez-vous votre travail enrichissant ?

Enrichissant, je ne sais pas, je ne ferai sans doute pas ergonome toute ma vie. Mais un des avantages, de l’ergonomie c’est que l’on rencontre souvent des gens qui font métiers très différents (Trader, superviseur de réseaux, téléopérateur, informaticien,…)

Devient-il routinier et automatique avec le temps ou pas du tout ?

En tant qu’indépendant, je travaille toujours sur des projets différents avec des gens différents, il alors assez difficile de tomber dans la routine. En plus j’ai la chance de travailler souvent sur des projets innovants. Par contre avec le temps, on est souvent confronter à des problèmes similaires liés à l’organisation des entreprises avec des difficultés pour faire prendre en compte le point de vue des utilisateurs finaux.

Avez-vous l’impression d’apporter une amélioration au bien-être physique et psychologique des gens ? Pensez-vous que se puisse être une des définitions de l’ergonomie ?

Une amélioration, oui, mais de là à parler de bien-être je ne sais pas. Si vous mettez au point une interface qui permet de faire la même chose en 2 fois moins de temps, certes l’opérateur sera content, moins stressé, il aura fait son travail plus vite, mais probablement que d’ici peu il y aura 2 fois moins d’opérateurs pour faire le même travail…

Personnellement, je suis content du travail que je fais, les gens pour qui je travaille aussi et les utilisateurs sont généralement demandeur d’ergonomie et d’ergonome !

Auteur :

Consultant Freelance en ergonomie et UX depuis 1999 ! Je travaille sur de nombreux supports, des interfaces WIMP à la télévision en passant par les mobiles, le web pour le grand public ou les professionnels.

20 commentaires Ecrire un commentaire

  1. bonjour,
    Je suis en terminale scientifique et j’envisage de devenir ergonome.
    Pour cela, je souhaite passer par un DUT et j’ai donc envisagé le DUT Hygiène Sécurité et Environnement (HSE). J’ai trouvé cette info sur : http://www.cidj.com/metier.aspx?docid=604&catid=1.
    Est ce une bonne formation pour ensuite continuer en master d’ergonomie ?
    L’ergonome bouge t il beaucoup ou son travail consiste il à rester « enfermé » dans son bureau ?
    Je vois le métier d’ergonome comme un métier me permettant de bouger pour voir les conditions de travail des employés d’une entreprise et, de trouver des solutions (en bureau )pour rendre la vie de ces derniers moins fatigante et parfois même moins dangereuse. Est ce la réalité??

    Pour finir, est il difficile d’être indépendant et est ce que le métier d’ergonome est un métier d’avenir??

    Je vous remercie d’avance,
    Cordialement
    LIGUISTIN.C

    Répondre

    • Bonjour,

      J’aurai du mal à vous conseiller sur la filière exacte à suivre pour atteindre ce que vous voulez. Il existe deux filières globalement, soit la psychologie, en LMD (Le doctorat n’étant pas nécessaire), soit la biologie avec par exemple le master d’ergonomie d’Orsay.

      Sur le métier en lui-même, si vous travaillez sur les aspects santés au travail, vous serez effectivement amené à aller sur le terrain régulièrement (10 à 20 % du temps). Le reste est moins « ludique », il faut passer du temps à rédiger les rapports, participer à des réunions (CHSCT, Syndicats,…), communiquer les résultats etc… Un travail plus classique de bureau. L’amélioration de la qualité de vie des travailleurs n’est pas toujours au rendez-vous. Parfois il est difficile de faire appliquer les changements souhaitables, ou vous pouvez servir de prétexte pour autre chose. Si vous faites en sorte que les gens travaillent deux fois plus, ou deux fois mieux, il est probable que dans 6 mois ils seront deux fois moins nombreux…

      Pour être indépendant, il faut des clients ! Ce n’est pas nécessairement évident car les demandes sont quand même plus spécifiques. Ergonome ce n’est pas dentiste ou plombier ! Aujourd’hui je conseillerai de travailler en équipe avec d’autres ergonomes, ou des professions complémentaires (Architecte, sociologue, psychologue,…) quelle que soit la forme juridique de l’association.

  2. Bonjour,
    Je suis actuellement étudiante en Licence 2 de Psychologie à Paris Descartes. J’ai choisi « Ergonomie des Situations de Travail et Technologies » en option. Pour la validation de ce semestre et de cette année universitaire, nous devons passer un entretien avec un ergonome (voire deux) pour connaître concrètement le métier d’ergonome au quotidien. Ce sera un entretien qu’on devrait obligatoirement passer, en vue d’une rédaction de dossier final sur le métier. Pourriez-vous me conseiller qui joindre? Comment? Est-ce difficile d’obtenir un rdv pour ce genre d’entretien? Est-ce possible éventuellement de passer un entretien avec un Consultant Freelance en Ergonomie tel que vous?
    Je vous remercie d’avance.

    Cordialement,

    Holitiana

    Répondre

    • Qu’elle est le but de cet entretien ? Par ce que ce n’est pas nécessairement en une heure d’entretien que vous aurez un aperçu du métier d’ergonome. Rien que le temps que je vous expliques les processus dans lesquels je peux intervenir, les documents que je peux produire, les conditions de prestations etc… Il y a de quoi faire plusieurs heures de cours !

      Ce sera un entretien qu’on devrait obligatoirement passer, en vue d’une rédaction de dossier final sur le métier. Pourriez-vous me conseiller qui joindre? Comment? Est-ce difficile d’obtenir un rdv pour ce genre d’entretien? Est-ce possible éventuellement de passer un entretien avec un Consultant Freelance en Ergonomie tel que vous?

      Je pense concrètement que vous aurez du mal à obtenir un entretien (On a d’autres choses à faire…) . Pour vous donner une piste vous pouvez vous inscrire sur les listes de diffusion Ergoihm ou Ergoliste et diffusez votre demande d’entretiens.

  3. Bonjour,

    Vos articles sont extrêmement intéressants. J’ai un master en Interaction-Homme Machine, issu d’une filière informatique. J’arrive dans le monde du travail et j’aimerais à terme devenir ergonome (IHM). Mais je me rends compte de plusieurs choses :

    1. Peu d’entreprises cherchent des ergonomes en France (à l’exception de Paris, où l’on peut trouver pas mal de sociétés qui fond de l’ergonomie). De plus, venir d’une filière informatique ne semble pas m’avantager contrairement à ceux qui ont suivi une filière en psychologie. Pourtant J’ai des compétences techniques de développeur en plus. (Les seuls organismes qui me proposent réellement de travailler dans le domaine de l’Interaction Homme-Machine ce sont les laboratoires de recherche pour des thèses).

    2. Dans les offres d’emplois, les ergonomes sont souvent assimilés à des web designer. Même dans votre article une des questions posée est « Quelle est le rôle de l’ergonome dans la conception du site web ». Pourquoi toujours assimiler l’ergonomie au web ? Les interfaces Homme machines ne se limitent pas qu’aux sites web pourtant (postes fixes, smartphones, cockpit d’avions, tableau de bord de voiture, Kinect…).

    3. Il y a deux domaines dans l’ergonomie comme vous l’avez dit (ergonomie des IHM et ergonomie des conditions de travail) qui ne sont pas souvent différenciés par les « non ergonomes ». Pourtant ceux sont pour moi, qui viens d’une filière informatique, deux métiers totalement différents.

    4. On retrouve souvent des noms de postes différents pour au final les mêmes métiers : Ergonome, UX Designer, Desginer d’interactions, Web designer, Concepteur IHM… Toutes ces dénominations m’embrouillent un peu et j’ai au final du mal à voir les différences entre ces métiers.

    J’aimerai donc dans un premier temps savoir les subtilités qu’il existe entre les métiers énoncés dans le point 4.

    Et ensuite la cause de ces confusions de métiers et la raison de la faible demande. Est-ce par ce que les entreprises française sont trop à la masse contrairement aux entreprises comme Apple et Google qui je suppose doivent regorger de métiers liés à l’UX ? Cela veut-il dire que dans quelques années il y aura beaucoup plus de demandes dans le domaine et que les choses seront plus clairs, les métiers plus définis ?

    Ne peut-on pas aujourd’hui être ergonome et développeur à la fois ?

    Je vous remercie d’avance,

    Marc

    Répondre

    • 1 – Il y’a de nombreuses offres, et pas seulement sur Paris même si c’est la majorité. On trouve de plus en plus en province sur Nantes, le sud-est, ou Lille (e-commerce). il faut par contre chercher « Ux designer ».

      2 – Oui, la méconnaissance du métier d’ergonome est un grand classique. Les confusions sont régulières, encore
      une fois ce n’est pas nouveau : Même mon chien peut être ergonome !

      3 – Non, les bases méthodologiques sont les même. Il y a bien sur des différences dans l’application.

      4 – Il y a beaucoup de demande en ce moment, en ergonomie (sous le libellé UX designer). Les titres changent, mais les compétences restent ! Après, il y a des variations suivant la formation initiale et donc les compétences particulières de chacun. La maturité des entreprises françaises par rapport à l’UX (et au facteur humain) reste faible, ça semble plus en avance dans le monde anglo-saxon. Perso, j’attribue cela au fait que les dirigeants sont issus d’écoles où le facteur humain n’est pas enseigné.

      .

  4. Bonjour,

    Suite à la qualité de vos articles et de vos réponses précédentes je me permet de vous poser quelques questions quant au choix de formation potentielle afin d’évoluer dans le monde de l’ergonomie.
    Je viens de terminer un B.T.S notariat mais souhaites au final me « réorienter » avec beaucoup de conviction dans la branche de l’ergonomie, cependant les informations des différents sites de formation ne me semble pas bien fiable et j’aurai aimé votre avis concernant les études envisageable avec un niveau Bac et/ou Bac+2 afin de m’assurer que je me dirige bien vers mon objectif. Certains évoque le STAPS, d’autre la « Licence professionnelle Gestion de la Production Industrielle, spécialité Coordinateur de Projets en Gestion des Risques ».
    Existe-t-il une formation initiale uniquement basé sur l’ergonomie ou faut-il attendre le niveau Master pour se spécialiser ?

    Je vous remercie d’avance de m’avoir lu et de publier vos conseils.

    Répondre

    • Oui, à ma connaissance la spécialisation se fait en master. Après ça fait un moment que j’ai quitté le milieu universitaire ! Il y a plusieurs filières possibles pour arriver au master, ça va dépendre de ce que vous voulez faire après. Si vous voulez travailler plus sur de l’ergonomie IHM (Interface Humain Machine) une filière plus centré sur la psychologie cognitive est préférable, si vous voulez travailler plus sur le coté industriel, prévention et santé au travail une filière comme celle que vous envisagez conviendra aussi.
      Comme vous êtes en reconversion avez vous regardez ce que propose le CNAM ? Il propose une formation centrée sur l’ergonomie bien reconnue pour travailler dans le monde de la prévention et santé : http://ergonomie.cnam.fr

  5. Bonjour,

    A mon tour je me permets de vous contacter suite à la lecture de votre article.
    Je viens de finir ma licence de Psychologie à l’université de Grenoble et je souhaite me former en ergonomie.
    Mon projet était, jusqu’à la lecture de votre article, de faire le Master 1 de Grenoble « Psychologie sociale et cognitive » et de suivre le Master 2 ECIL de Toulouse.
    Cependant, dans votre interview vous parlez de la formation au CNAM. Ma question est alors, quels sont les « plus » de la formation du CNAM? Est-elle plus reconnue et est-il plus facile de trouver du travail par la suite?

    D’autre part, connaissez-vous la place de l’ergonomie en Europe? C’est à dire pensez-vous qu’avec une telle formation on puisse travailler à l’étranger?

    Merci pour l’aide déjà apportée lors de la lecture de l’interview et de vos réponses aux autres questions.

    Répondre

    • Bonjour,

      La formation du CNAM convient en formation continue, moins en formation initiale.

      Après je suis moins au courant des master existants et de leurs visibilités respectives à l’étranger.

  6. Bonjour Raphaël, J’ai lu avec intérêt votre article. Après trois années d’exercice en qualité de médiatrice culturelle, je me suis rendu compte de mon attrait -certes pour le moment théorique- du métier d’ergonome. J’ai obtenu une équivalence pour entrer en L3 psychologie et sciences cognitives. Je suis donc à la recherche d’informations pour construire ce projet professionnel. J’espère que vous voudrez bien y répondre :
    – Quel est votre parcours ?
    – Quel poste occupez-vous actuellement ?
    – Comment se déroule une journée type ?
    – Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?
    – Pouvez-vous me citer trois points de difficulté dans l’exercice de votre métier ?
    – L’insertion professionnelle est-elle difficile ? Quelle est la demande ?
    – Quelle structure me conseillez-vous pour faire un stage de découverte ?
    Si vous préférez, n’hésitez pas à me répondre sur ma boîte mail. Je vous remercie d’avance de l’attention que vous porterez à ma demande.

    Répondre

  7. Bonjour j’ai bien aimé votre article. Existe-t-il des méthodes d’analyse de l’ergonomie d’un système technique? Si vous avez un document qui en parle vous pouvez aussi me le conseiller. Merci

    Répondre

  8. Bonjour. Merci pour cet article, car j’ai pu enfin mettre des mots sur ce qui m’intéresse professionnellement. Cette année, j’ai assisté à de nombreuses conférences sur la robotique, les objets connectés, les nouvelles technologies et la santé, etc. Le même questionnement ressortait chez moi : où sont les sciences humaines et sociales ? Où est le retour sur l’expérience de l’utilisateur ? Pour ma part, j’ai un bac +4 en anthropologie sociale et culturelle (maîtrise) et un DUT en Commerce. Je suis passionnée pour les nouvelles technologies et les mutations culturelles et sociales qu’elles créent. Cependant en France, et plus particulièrement dans mon université, il n’était pas question que l’anthropologie serve les intérêts de l’entreprise bien que des entreprises comme SEB ou Orange recherche des stagiaires anthropologues. Je me suis intéressée à l’ensemble des masters proposés en Europe sur l’interaction homme-machine notamment en Suède (pays qui semble être à la pointe sur ces questions). Pensez-vous qu’un profil comme le mien serait cohérent pour intégrer un master sur l’interaction homme-machine et devenir Designer UX/UI ? Merci 🙂

    Répondre

    • Oui, ça me parait cohérent, même si c’est effectivement un peu atypique comme parcours.

  9. Bonjour,

    Tout d’abord merci pour la qualité de vos articles qui répondent à bon nombre de nos interrogations.

    Je viens d’obtenir un master d’Ergonomie et Psychologie du Travail, et j’ai écris un mémoire sur l’ergonomie d’interface et plus particulièrement la conception centrée utilisateurs.

    Je viens d’avoir une proposition d’emploi pour faire de l’ergonomie d’interface ou de l’UX Design tout dépend le nom qu’on y met. Cependant j’aimerai trouver une formation en parallèle pour peaufiner mes connaissance dans ce domaine. J’ai regarder plusieurs organismes notamment le CNAM mais je ne trouve pas de formation spécialisée sur l’interaction homme machine.

    Connaissez vous des formations de ce genre? des conférences? ou tout autre moyen?

    Merci.
    Bonne journée

    Répondre

  10. Bonjour Raphaël,

    et merci pour toutes ces informations.
    Pour ma part je suis graphiste. Après 5 ans d’apprentissage et alternance j’ai exercé pendant 10 ans mon activité dans le milieu de la communication auprès des entreprises, associations et artistes. J’ai aussi donné de nombreuses formations pour les créateurs d’entreprises et asso.

    Issue du milieu de l’imprimerie, mon domaine de prédilection est plutôt le ‘print’ et tout le travail autour de la matière : papier, couleur, carton, et techniques de fabrication et impression.

    Parallèlement j’ai monté en 2008 une asso, permettant d’intervenir auprès de tout public et ainsi rendre accessible, l’art, l’expression graphique… libre et la créativité.

    Toutes ces aventures ont été un champ d’expérimentation extraordinaire pour développer des méthodes facilitant la communication, l’expression d’une idée, l’apprentissage, le dépassement de certains blocages, la simplification et l’adaptation des supports, l’autonomie du bénéficiaire, etc.

    Fin 2013, j’ai décidé d’arrêter mes prestations de graphiste dans le milieu de la communication pour développer une nouvelle activité. Depuis 2 ans je chemine pour trouver la meilleure façon de mettre mes compétences au service des personnes ayant des difficultés, troubles ou handicaps perturbant la communication et l’apprentissage.

    J’ai travaillé avec différents publics ( jeunes adultes scolarisés, adultes en souffrance psychique, …) j’ai été en stage (comme par exemple dans une maison d’édition qui adapte et conçoit des livres et jeux pour les enfants mal-voyants et aveugles).
    Depuis quelques jours il me semble évident que le métier d’ergonome répond tout à fait à mon profil et mes attentes.

    1 -Par rapport à la conclusion de poursuivre mon parcours vers le métier d’ergonome, pensez-vous que ma réflexion est logique et juste ?

    2 – Est-ce que la formation proposée au CNAM serait adaptée et accessible vu mon parcours (
    au niveau scolaire : Bac général ES spé math – puis BEP BAC PRO en apprentissage (préparation de la forme imprimante) – puis IUT service et réseau de communication en alternance -puis 12 ans d’activité indépendante et en coopérative ) ?

    3 – Je viens de découvrir qu’il me reste un an encore pour bénéficier des échanges France-Québec. Et je peux prétendre à un stage au Québec. Connaîtriez-vous des structures avec lesquels un échange (type stage) pourrait tout à fait être pertinent ?

    merci infiniment pour vos retours

    Répondre

  11. Bonjour Raphaël, j’ai une expérience d’une quinzaine d’année comme développeur et chef de projet technique. Je souhaite m’orienter vers le métier d’ergonome, quelle formation me conseillerais-tu ? J’ai commencé à faire des recherches et il existe des formations en ergonomie mais accessibles après une licence de psycho (ce qui n’est pas mon cas). Tu parlais dans ton article de la formation en ergonomie du CNAM – la seule qui me parait accessible, mais est-ce une formation qu’il est possible d’envisager quand on veut faire de l’ergonomie des interfaces, ce n’est pas un peu trop généraliste ?

    Ce n’est pas comme si je n’avais aucune connaissance en ergonomie ayant eu dans le cadre de mon métier à réfléchir sur la conception d’interface web, j’ai également lu pas mal de livres sur le sujet : Amélie Boucher, Krung, Norman, Nielsen, etc. mais j’aimerais atteindre un niveau de compétence qui me placerait dans un prochain emploi comme ergonome web et pas comme chef de projet qui a des notions en ergonomie. Une formation qui me permettrait d’acquérir les méthodes que je pourrais appliquer en milieu professionnel.

    Est-ce qu’il vaut mieux privilégier une formation en tant qu’ergonome (au CNAM par exemple) ou existe-t-il des formations UX qui serait spécialisées en ergonomie, c’est à dire que l’ergonomie ne soit pas la portion congrue du métier de designer ?

    Merci pour tes conseils.

    Répondre

  12. Bonjour Raphaël et merci pour ces articles. Ils permettent à des « jeunes » comme moi de se faire une meilleure idée de la pratique de l’ergonomie en France, et permettent de trouver ça et là des arguments pour porter l’ergonomie dans des projets de conception IHM/web.

    Dans l’interview de l’article est évoqué ceci:
    […] une étude du groupe Standish […] montre que les principales causes de retard ou d’échec d’un projet (86 % des projets) sont l’absence de participation des utilisateurs et des besoins incomplets. […]

    Pouvez-vous m’indiquer les références du document en question? J’ai dû mal à le trouver sur google scholar et autres :).

    Cette information me parait être un argument « chic » et « choc » qui me sera probablement très utile à l’avenir (si j’arrive à mettre la main sur sa source).

    Très bonne continuation!

    Répondre

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