A propos de Raphaël

Consultant Freelance en ergonomie et UX depuis 1999 ! Je travaille sur de nombreux supports, des interfaces WIMP à la télévision en passant par les mobiles, le web pour le grand public ou les professionnels.

Bilan du bloc-notes, 2 ans de statistiques

Statistique du bloc-notes de janvier 2010 à 2012

Une progression continue de la fréquentation sur 2 ans, avec des pics et creux. La progression s’explique pour plusieurs raisons :

  • Le nombre d’articles présent est toujours plus important donc les sujets traités aussi. Les moteurs de recherche, notamment Google, proposent donc plus souvent des liens vers le bloc-notes.
  • Le nombre de lecteurs suivant le bloc-notes par divers moyens (RSS, Twitter, etc…) est aussi en progression constante.

Mon rythme de publication c’est un peu ralenti par rapport au début. C’est normal, mais je trouve toujours intéressant de prendre le temps d’écrire. Je me pose actuellement la question de compléter la publication sous la forme de blog, par une publication sous une forme plus aboutie et plus pratique à lire d’ebooks ?

Un grand merci à ceux qui me lise et à ceux qui prennent le temps de commenter !

Design for all, quelques références.

Travaillant actuellement sur le sujet, voici quelques références au sujet du « Design for all », comme ça cela n’évitera de les perdre.

Pour rappel : le design for all

La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées définit la notion de « conception universelle » (appelée aussi  « Design for All ») dans la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

« On entend par « conception universelle » la conception de produits, d’équipements, de programmes et de services qui puissent être utilisés par tous, dans toute la mesure possible, sans nécessiter ni adaptation ni conception spéciale. La « conception universelle » n’exclut pas les appareils et accessoires fonctionnels pour des catégories particulières de personnes handicapées là où ils sont nécessaires. »

Le design for all se doit de respecter 7 grands principes :

  1. Utilisation égalitaire : utile et commercialisable auprès de personnes ayant différentes capacités.
  2. Flexibilité d’utilisation : conciliation à une vaste gamme de préférences et de capacités individuelles.
  3. Utilisation simple et intuitive : compréhension facile de l’utilisation, indépendamment de l’expérience, des connaissances, des compétences linguistiques de l’utilisateur ou de son niveau de concentration au moment de l’utilisation.
  4. Information perceptible : communication efficace de l’information néces- saire vers l’utilisateur, quelles que soient les conditions ambiantes ou les capacités sensorielles de la personne.
  5. Tolérance pour l’erreur : réduction au minimum des dangers et des conséquences adverses des accidents ou des actions involontaires.
  6. Effort physique minimal : utilisation efficace et confortable, générant une fatigue minimale.
  7. Dimensions et espace libre pour l’approche et l’utilisation : une taille et un espace adéquats pour s’approcher, saisir, manipuler et utiliser le bien, quelles que soient la taille, la posture ou la mobilité de l’utilisateur.

Les références.

Et merci à Daniel.

Triplette : CSS3, HTML5, Responsive Design

Pour bien commencer l’année, je vous propose trois livres pour vous mettre à niveau en conception de pages Web.

  • CSS3 pour les web designers : Cet ouvrage décrit de manière claire et succincte la dernière évolution des spécifications CSS.
  • HTML5 pour les web designers : Ce manuel se lit vite et bien, et constitue une bonne entrée en matière pour aborder le HTML 5. Evoquant d’abord les versions précédentes, il précise ensuite les nouveautés du langage, notamment en matière de multimédia (audio et vidéo) et de graphisme vectoriel.
  • Responsive web design : L’auteur explique comment concevoir un site Web pour anticiper et répondre aux besoins de l’utilisateur.

Ces trois livres sont complémentaires car ils abordent trois aspects à prendre en compte quand on conçoit actuellement un site web : les css pour la forme, le HTML5 pour le contenu et le responsive design pour le rendre accessible sur tout les supports.

Couverture des livres, HTML5, CSS3, Responsive Design

Comment perdre un client en une seconde ?

Il suffit de suivre l’exemple de Zalando.fr en ce moment. La page d’accueil est recouverte d’un formulaire et il n’y pas moyen de passer outre. Hors, je n’ai pas l’intention de donner coordonnées, j’ai été client une fois mais je n’ai pas l’intention de perdre à 5 minutes retrouver les identifiants et depuis quand on me demande ma carte d’idée pour rentrer dans un magasin ! Le formulaire étant bien fait je ne peux même pas taper 3 « qsdkfjks » vite fait pour passer. Il faut le remplir correctement.

Page d'accueil de Zalando.fr, début janvier 2012.

Je suppose qu’il y a une sombre histoire juridique de solde derrière ce formulaire ou simplement marketing à deux francs, six sous. Il fut une époque où notamment la FNAC faisait systématiquement cela, mais c’était dans les temps anciens du web que les plus jeunes n’ont pas connus.

Pour la peine, je vais aller dans un vrai magasin « en brique et mortier » comme on dit par chez nous.

Bonne année 2012 et petit bilan de 2011.

Pour bien commencer cette année 2012, je vous propose de revenir sur les articles publiés en 2 011 sur le bloc-notes d’iErgo. Vous trouverez, ci-dessous, le recueil des douze articles les plus lus, les plus commentés ou simplement ceux qui me paraissent les plus pertinents chaque mois. Ça parle donc d’ergonomie et d’expérience utilisateurs, mais aussi de choses plus futiles et légères.

Je vous propose deux formats pour ce recueil, en PDF avec une jolie typographie ou au format ePUB à lire sur votre tablette.

La fréquentation globale du bloc-notes est en hausse par rapport à 2010, passant de 28 559 à 68 720 en 2011 visites. Un jour de semaine, il y a environ 200 à 250 visites, un peu plus quand un article est publié, beaucoup plus (2060 visites)  quand Macgénération fait un lien sur sa page d’accueil. Ce qui m’encourage bien-sur à continuer cette aventure.

Je vous souhaites à tous une bonne année 2012 !

Découvrez iTunes U !

Je ne sais pas si vous connaissez iTunes U et son contenu absolument exceptionnel ? C’est une des catégories disponibles sur iTunes dans le store. Le contenu proposé est gratuit dans sa grande majorité et proposé par des experts des différents domaines.

Je vous propose donc une petite sélection des présentations que j’ai trouvées. C’est loin d’être exhaustif vu le nombre et la qualité des intervenants.

En anglais

  • Human computer interaction.Université de Standford. C’est le lien vers la dernière session (Hiver 2011), mais vous pouvez retrouver les contenus des sessions précédentes aussi. (« Human-Computer Interaction Seminar » dans la recherche).
  • Développement sur iPhone et iPad.Université de Standford.
En français, au collège de France, sur la psychologie
Pour les rubriques ludiques et qui n’ont rien à voir avec l’ergonomie et les IHM.

Il y a encore sans doute de nombreux trésors à trouver dans iTunes U et les contenus sont mis à jour régulièrement.

Les moines copistes utilisaient l’oculométrie.

Oui, il faut en arriver à cette conclusion, les moines copistes au moyen âge utilisaient l’oculométrie (eyetracking in english). La preuve ? C’est simple, ils utilisaient les même procéder que Facebook, Linkedin et compagnie pour organiser la mise en page des ouvrages.

Seconde Bible de Charles le Chauve, France, Saint-Amand, IXe siècle

Comme le montre cet article, Here’s How People Look at Your Facebook Profile — Literally, utilisant l’eyetracking sur divers sites sociaux, l’utilisateur suit la structure de la page, s’arrête sur les visuelles et les titres. C’est fantastique, c’est révolutionnaire comme découverte ! Je n’en reviens pas !

On remarque dans les ouvrages anciens, du moyen âge par exemple, l’utilisation de lettrines, d’enluminures et de visuelles pour structurer la page, conduire la lecture et agrémenter l’espace. Mais alors si les moines copistes utilisaient de telles mises en pages c’est qu’ils connaissaient l’eyetracking et qu’ils avaient réalisés de telles études ?

Par exemple cette double page pourrait rappeler furieusement l’organisation actuelle de bien des sites, ou la page d’un profil Facebook.

Anges et diables : jouer le texte, France (Nord), 1577

Je suis tombé sur cette étude par l’intermédiaire de un article de Fred Cavazza qui s’enthousiasme aux vues de tels résultats. J’ai plus le sentiment que c’est (encore) une utilisation de l’eyetracking dans un mauvais contexte, en l’absence de toutes hypothèses scientifiques qui montre des choses tautologiques.

« 100 % des utilisateurs ont tenté lire le contenu. »

Allez pour le plaisir des yeux et de la typographie !

Pentateuque avec targoum et commentaire de Rachi, Italie vers 1450

Bible latine avec la glose ordinaire : Actes des apôtres, Épîtres canoniques et Apocalypse, Paris, deuxième moitié du XIIIe siècle

Bible de étienne de Harding, Cîteaux, 1109

Montrez moi une innovation ?

« Montrez-moi une innovation, un projet innovant ? » C’est la question que l’on m’a posée lors d’un entretien où je présentai mes travaux. Mais je suis resté un peu pris de court sur le sujet et je pense même avec un peu de recul que j’ai répondu à côté de la plaque. La question me turlupine depuis et je vais essayer d’y répondre !

Déjà, je ne suis pas un « créatif » dans le sens où je ne vais pas créer ex nihilo un truc méga-super innovant par un tour de magie. D’un autre coté, j’ai déjà abordé le sujet (il y a deux ans déjà), c’est peut-être intéressant en termes de création artistique, mais en termes d’ergonomie, on va rapidement dans le mur.

Pourtant, J’ai bien l’impression de travailler sur des sujets et de proposer des solutions innovantes. Mais c’est quoi une innovation d’ailleurs ? Je reprend la définition de Arnaud Groff :

« L’innovation est la capacité à créer de la valeur en apportant quelque chose de nouveau dans le domaine considéré tout en s’assurant que l’appropriation de cette nouveauté se fasse de manière optimale. »

Ah, oui, là cela correspond bien à ce que je peux proposer ! Lire la suite

Concevoir une interface avec Illustrator.

J’inaugure une petite série d’article sur les outils que j’utilise dans le cadre de mon travail de consultant en ergonomie et en UX. Pour commencer, je vous propose du lourd, en l’occurrence Illustrator !

Disons simplement les choses, les ergonomes ou UX utilisant cet outil sont à ma connaissance une minorité. Pour les ergonomes issus d’une filière scientifique un tel outil peu paraître assez lourd et pas très pratique, car il nécessite de connaître l’usage de la suite Adobe : calques, blocs, vecteurs & co. Pour les designers, Photoshop c’est plus beau ! C’est un peu caricatural, mais Illustrator est souvent considéré à tort comme un outil « technique » ou secondaire. Lire la suite

SUS pour System Usability Scale

Le SUS est un questionnaire qui est à l’origine « quick and dirty », donc rapidement fait sans avoir de prétentions particulières. Il a été créé par John Brooke en 1986, pour répondre à un besoin de mesure rapide d’un système électronique. Depuis ce questionnaire est régulièrement utilisé et plusieurs études ont porté sur sa validité. Il se trouve qu’il est beaucoup moins « dirty » que prévu, mais toujours aussi « quick » !

Présentation

Le SUS se compose de dix questions qui permettent de recueillir le point de vue subjectif de l’utilisateur sur un système ou un service. Le SUS se base sur une échelle de Likert qui permet à l’utilisateur de répondre sur une échelle en 5 ou 7 points de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord ».

Pour construire le SUS, il a fallu identifier des questions qui provoquent des réponses tranchées. Pour cela, une cinquantaine de questions potentielles ont été posées à des utilisateurs après le test de deux systèmes différents. Les questions conservées sont celles qui provoquaient les réponses les plus extrêmes. Il y avait aussi une corrélation forte (+0,7 à +0,9) entre ces questions. La moitié des questions sélectionnées présentait un accord fort, l’autre moitié un désaccord.

Dans le questionnaire ci-dessous, on observe que les questions portent sur divers aspects tels que la convivialité du service, la complexité, la facilité d’apprentissage,…

Utiliser le SUS

Le questionnaire SUS est généralement utilisé après que l’utilisateur est eu l’opportunité d’utiliser le service à évaluer, mais avant tous debriefing ou discussion. Il est demandé aux utilisateurs de donner une réponse rapide à chaque question, et de ne pas réfléchir longuement.

Toutes les questions doivent être remplis. Si un utilisateur ne sait pas quoi répondre il doit répondre au milieu de l’échelle.

Calculer le score SUS

SUS donne un score unique représentant une mesure composite de la convivialité générale du service étudié. Notez que les scores pour chaque items ne sont pas significatifs par eux même.

Pour calculer le score de SUS :

  • Pour les items 1,3,5,7 et 9, le score est le résultat sur l’échelle moins 1. (tout à fait d’accord : 5-1 = 4)
  • Pour les articles 2,4,6,8 et 10, Le score est 5 moins le résultat sur l’échelle . (tout à fait d’accord : 5-5 = 0)
  • Faire le total des scores et multiplier par 2,5 pour obtenir le score SUS qui varie de 0 à 100.

Attention, on obtient un score de 0 à 100, mais ce n’est pas un « pourcentage d’utilisabilité » !

Le questionnaire

La version présentée ici est une traduction personnelle en français de la version américaine. J’utilise le terme de « service » à la place du terme de « système » car celui-ci est peu d’actualité et sans doute moins adapté pour des sites web ou des applications.

Questionnaire SUS en français

Télécharger en PDF ou Word.

Conclusion

Ce questionnaire a le mérite de la simplicité. Il est donc relativement robuste et fiable. De plus, il est valide car son score corrèle généralement avec les autres indicateurs de l’utilisabilité. Il peut être mise en œuvre facilement pour compléter une étude ou donner un score après un test utilisateur. Le SUS a été mis à disposition gratuitement pour l’utiliser afin d’évaluer l’utilisabilité, la seule condition préalable à son utilisation, c’est que tout rapport publié doit mentionner la source de la mesure.

References

  • Brooke, J. (1996). « SUS: a « quick and dirty » usability scale ». In P. W. Jordan, B. Thomas, B. A. Weerdmeester, & A. L. McClelland. Usability Evaluation in Industry. London: Taylor and Francis.
  • Bevan, N, Kirakowski, J and Maissel, J, 1991, What is Usability?, in H.-J. Bullinger, (Ed.). Human Aspects in Computing: Design and use of interactive systems and work with terminals, Amsterdam: Elsevier.
  •  Kirakowski, J and Corbett, M, 1988, Measuring User Satisfaction, in D M Jones and R Winder (Eds.) People and Computers IV. Cambridge: Cambridge University Press.
  •  Pratchett, T., 1990 Moving Pictures. London: Gollancz
  • Wikipedia

Google TV, Keep it simple ; Vraiment ?

Je vous avais déjà parlé de la Google Tv et des raisons de son probable échec ou non usages. Il faut bien croire que j’avais raison car Google vient de proposer une mise à jour. Mais je ne suis pas sur que les changements proposés soit vraiment pertinent.

Donc Google a décidé de mettre à jour les interfaces de sa Google Tv, le premier point de cette mise à jour est :

Keep it simple

qui est directement suivi par un petit paragraphe qui explique comment ça reste simple :

The interface is now much simpler. The new customizable home screen gets you to your favorite content quickly. And within “all apps” you can see all of your shortcuts, similar to your Android phone or tablet.

Je traduis brièvement :

L’interface est maintenant beaucoup plus simple. Le nouvel écran d’accueil personnalisable vous permet d’accéder à vos contenus préférés rapidement. Et dans  »toutes les applications » vous pouvez voir tous vos raccourcis, comme sur votre téléphone Android ou votre tablette.

C’est juste la parfaite démonstration de tous ce qu’il ne faut pas faire.

  • « L’interface est maintenant beaucoup plus simple.  » Ok, donc avant c’était le bordel, et là ça devrait être mieux mais la dernier fois vous aviez déjà dis c’était simple ? non ? « Simple » ne veut pas nécessairement dire « ergonomique ». Une interface peut être « simple » dans un contexte et trop complexe dans un autre.
  • « Le nouvel écran d’accueil personnalisable » Bien, déjà si il faut le personnaliser, ça va être compliqué car il va falloir paramétrer des trucs avant commencer à pouvoir utiliser efficacement tous cela ?
  • « vos contenus préférés rapidement » et ceux de ma femme, de mes enfants ? Oui, petit oubli de la part de Google, la TV c’est un objet partagé.
  • « comme sur votre téléphone Android ou votre tablette. » Bin, justement je ne suis pas sur mon téléphone, donc le contexte d’usage est différent !

Je crois que Google n’a pas encore pris la mesure de ce que veux dire « simple » en terme d’interaction sur la télévision. Lire la suite

Mobile First !

Je suis en train de lire le livre de Luke Wroblewski, Mobile First, qui explique l’intérêt de concevoir d’abord pour les téléphones mobiles avant de concevoir pour d’autres supports.

Le livre est paru récemment, il s’appuie donc sur des exemples issus des smartphones actuellement sur le marché, iPhone en tête ! La démarche est pertinente, mais cela me fait un peu sourire. Lire la suite

Head tracking et fausse 3D

J’avais l’autre jour une petite discussion autour de la 3d sur la TV et le fais que les lunettes et autres dispositifs étaient encore trop contraignants pour permettre en réel essor auprès du grand public. La conclusion était qu’il est facile de tromper le cerveau humain à partir du moment où l’on a compris comment il marche. Le problème étant justement de comprendre comment il fonctionne ! Lire la suite

Datavision

Datavision est un livre de David McCandless sur le design d’information.

Il est intéressant transformation d’une masse informations brutes en image permettant la compréhension globale puis fine d’un problème complexe. Je connaissais son travail par son site qui présente régulièrement de nouvelles « visualisations ». C’est un travail intéressant sur la simplification de la présentation de l’information, qui pourrait être largement réutiliser dans des applications notamment professionnelles.

Datavision (Information is beautiful)

Si vous avez 10 minutes à perdre vous pouvez même jouer avec l’information !

12 méthodes pour évaluer vos services.

Les méthodes pour évaluer des services sont nombreuses. Elles répondent chacune à des objectifs et des moyens différents. Je vous propose donc une liste non exhaustive de ces méthodes avec un bref aperçu des avantages, des inconvénients et un lien pour en savoir plus sur la méthode.

Les évaluations expertes.

Les évaluations expertes ne nécessitent pas la présence d’utilisateurs. Elles se basent sur l’avis d’un ou plusieurs experts. Nielsen (1993) conseille 3 évaluateurs car c’est meilleur rapport entre le nombre de défauts trouvés et le coût. L’expérience des évaluateurs influe sur le résultat.

Evaluation heuristique.

  • Contexte : Les évaluateurs passent en revues l’ensemble d’un site ou d’un service en se référent à des heuristiques. les heuristiques sont des règles génériques. Exemple :
  • Error prevention : Even better than good error messages is a careful design which prevents a problem from occurring in the first place. Either eliminate error-prone conditions or check for them and present users with a confirmation option before they commit to the action.
  • Avantages : La méthode ne nécessite pas d’utilisateur. Elle peut être mise œuvre facilement et rapidement. Les évaluateurs doivent être formés à cette méthode, mais ne sont pas nécessairement des experts en ergonomie. Le coût est réduit.
  • Inconvénients : Il n’y a pas vraiment de liens avec l’activité réelle. L’évaluateur n’est pas un utilisateur, il peut donc passer à côté de certains défauts, par exemple en ce qui concerne la compréhension des libellés. Cette méthode à tendance à produire des faux-positifs c’est-à-dire des défauts d’ergonomie qui n’en sont pas réellement.
  • Références : http://www.useit.com/papers/heuristic/heuristic_evaluation.html
  • Inspection cognitive.

    • Contexte : Les évaluateurs passent en revues l’ensemble des écrans se posant quatre questions et relèvent les défauts d’ergonomie. Le but étant que l’évaluateur se mette dans la position d’un utilisateur. Les quatre questions sont les suivantes :
    • Les utilisateurs vont-ils tenter d’exécuter les actions appropriées ?
    • Les utilisateurs sauront-ils que les actions appropriées sont permises ou disponibles ?
    • Les utilisateurs vont-ils associer aux effets souhaités les actions appropriées ?
    • Lorsque les actions seront effectuées l’utilisateur pourra-t-il se rendre compte des traitements en cours ?
  • Avantages : La méthode ne nécessite pas d’utilisateur. Elle peut être mise œuvre facilement et rapidement. Le coût est réduit.
  • Inconvénients : Il n’y a pas vraiment de liens avec l’activité réelle. L’évaluateur peut se « perdre » dans le parcours du service ou du site perdant de vue le contexte d’utilisation et le niveau de l’utilisateur final.
  • Références : Sur Wikipédia en Anglais.
  • Inspection heuristique.

    • Contexte : L’inspection heuristique est une méthode hybride entre l’inspection heuristique et l’évaluation heuristique. Après avoir défini 4 tâches, les évaluateurs passent en revue les écrans correspondants en utilisant les 4 questions de l’inspection cognitive puis classent les défauts dans une grille, en fonction des critères heuristiques de Bastien etScapin.
    • Avantages : La méthode est assez directive, elle peut donc être mise en œuvre facilement sans trop s’éloigner de l’activité réelle. Il est possible de comparer deux versions d’un même service. Elle doit permettre d’éviter les problèmes de faux positifs. Le coût est réduit.
    • Inconvénients : Nécessité de bien connaître les critères heuristiques de Bastien et Scapin. L’évaluation n’est exhaustive de l’ensemble du service.
    • Références : Description de la méthode.

    L’analyse de la conformité à un ensemble de recommandations.

    • Contexte : Cette évaluation consiste à juger la conformité des éléments de l’interface aux recommandations contenues dans divers types de recueils. Ces recueils sont par exemple :
    • Les guidelines des constructeurs, par exemples les GUI pour Mac OS X ou Windows
    • Des recueils spécifiques, par exemple : Smith et Mosier, 1986, 944 recommandations regroupées en 6 thèmes : l’entrée de données, l’affichage des données, le contrôle du dialogue, le guidage utilisateur, la transmission des données et la protection des données)
    • Des guides de recommandations spécifiques, par exemple le Webstyleguide.
  • Avantages : L’analyse est peu dépendante de l’expertise de l’évaluateur. Elle est exhaustive et précise.
  • Inconvénients : Le contexte d’utilisation et l’utilisateur ne sont pas pris en compte. Lire la suite