A propos de Raphaël

Consultant Freelance en ergonomie et UX depuis 1999 ! Je travaille sur de nombreux supports, des interfaces WIMP à la télévision en passant par les mobiles, le web pour le grand public ou les professionnels.

ParisWeb 2011, la présentation : Tester vos services, mythes et réalités !

La présentation que j’ai réalisé le 13 octobre 2011 à ParisWeb 2011.

Télécharger la version PDF de la présentation : Tester_vos _services_ParisWeb_2011.

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Les sources :

Les méthodes d’évaluation :

Paris Web 2011, Tester vos services, mythes et réalités !

Pour rappel demain, J’anime une conférence à Paris Web 2011, sur le thème « Tester vos services, mythes et réalités ! » C’est 16h50 dans le petit amphi.

Je rappel le contenu de la conférence :

Le but de cette conférence est de faire le point sur les différentes méthodes d’évaluation des interfaces. Le point de départ est l’affirmation de Jakob Nielsen : 5 utilisateurs suffisent pour trouver 85 % des problèmes d’ergonomie. Cette affirmation est souvent reprise en oubliant de préciser le contexte théorique qui date de 1993. Depuis les études sur le sujet, notamment une série d’études « Comparative usability evaluation » de Rolf Molich, ont été nombreuses ce qui permet de répondre à des questions comme :

  • Combien de participants sont nécessaires pour trouver le plus de problèmes critiques ?
  • Peut-on trouver tous les problèmes ?
  • Est ce qu’il y a des différences de qualités entre les résultats obtenus par les différentes méthodes ?

Dans un deuxième temps, nous aborderons une partie pratique en répondant à la question : Quelle méthode à quel moment du projet ? La réponse est donc basée sur trois méthodologies « simples et élégantes » :

  1. En début de projet : une méthode d’inspection des IHM  »à ma façon ».
  2. En cours de projet : des tests utilisateurs.
  3. En fin de projet, pour valider la prise en main : Une méthodologie d’évaluation basée sur la norme ISO 20282 « Facilité d’emploi des produits quotidiens. »

Pour conclure, nous répondrons de manière précise à la question « Combien d’utilisateurs faut-il pour trouver 85 % des problèmes d’ergonomie ? » avec l’aide d’un outil statistique.

Je publierai aussi ici, l’ensemble des liens et mon support de présentation après la conférence.

« Mon forgeron est mort. »

Sujet difficile, sujet vu et revu ces derniers jours, que le décès de Steve Jobs, mais il se trouve que depuis toujours, j’utilise des Macs et divers iBidules.

Le premier Mac, que j’ai utilisé, était un Mac 128 ko, avec des logiciels comme MacWrite, MacPaint ou Airborne attack. J’ai rapidement compris l’avantage que l’on pouvait tirer de cet outil en termes de productivité. C’est sur des Macs que j’ai écrits tous les mémoires qui ont parcouru mes études. C’est un Mac que j’ai acheté quand je me suis mis à mon compte et c’est encore sur un Mac que j’écris cet article.

Alors quand j’ai entendu que Steve Jobs était décédé, je me suis dit « Merde… (long moment) le gars qui me fournit mes outils depuis plus de 20 ans est mort ». A une autre époque, j’aurai pu dire « Mon forgeron est mort, comment je vais faire maintenant ? » . Sans Steve Jobs, mon travail serait différent et sans doute plus compliqué ou plus long à réaliser.

L’autre aspect lié à Steve Jobs, à ses divers collaborateurs et à Apple, c’est qu’il a toujours été un moteur dans le domaine de l’ergonomie. Sans lui et son impact sur les IHM, je ferai sans doute mon métier d’une manière bien différente. Aujourd’hui, avec un peu de recul, je suis bien content d’être aller aux divers keynotes précédent l’Apple Expo dans les années 1 998 à 2 000.

Merci Steve.

Sur le même sujet, un billet sur urbanbike « Steve et moi« .

Nouvelle norme : ISO 26800:2011, Ergonomie — Approche générale, principes et concepts

Une norme généraliste sur l’approche en ergonomie. Le résumé de la norme :

L’ISO 26800:2011 décrit l’approche générale de l’ergonomie et spécifie ses principes et concepts de base. Ceux-ci sont applicables à la conception et à l’évaluation des tâches, des postes, des produits, des outils, des équipements, des systèmes, des organisations, des services, des installations et des environnements afin de les rendre compatibles avec les caractéristiques, les besoins et valeurs, et les capacités et les limites des personnes.

Les recommandations fournies dans l’ISO 26800:2011 sont destinées à améliorer la sécurité, le fonctionnement, l’efficacité, l’efficience, la fiabilité, la disponibilité et la maintenabilité du résultat de la conception tout au long de son cycle de vie tout en préservant et en favorisant la santé, le bien-être et la satisfaction des personnes impliquées ou affectées.

Les utilisateurs cible de l’ISO 26800:2011sont les concepteurs, les ergonomes et les chefs de projet, ainsi que les dirigeants, les travailleurs, les consommateurs (ou leurs représentants) ainsi que les fournisseurs. Elle sert également de norme de référence pour l’élaboration de Normes internationales incluant des aspects ergonomiques.

Disponible sur les divers boutiques : AFNOR ou Iso.org

Windows 8, un OS paranoïde ?

J’ai pris le temps d’installer une version développeur de Windows 8 sur une machine virtuelle. Ce n’est pas les conditions idéales pour tester un OS surtout que je n’ai pas d’écran tactile ce qui doit pas mal jouer.

Ce qui apparaît rapidement c’est cette double interface entre l’interface classique Windows (ou WIMP) et l’interface Metro issue de Windows Mobile 7 qui est la première présentée. L’interface Windows est présenté comme une brique de Metro. Ça rappelle furieusement l’intégration de Mac OS 9 dans Mac OS X, qui apparaissait dans une fenêtre. Lire la suite

Arrêtez de prendre les utilisateurs pour des débiles !

J’avais déjà écrit une brève avec ce titre il y a fort longtemps en 2001, mais je crains malheureusement que le propos ne soit toujours d’actualité. Je résumais la description faite de l’utilisateur dans un article paru dans une revue professionnelle :

L’article parle du comportement de l’utilisateur du Web. On constate que cet utilisateur est monomaniaque, superficiel, technophobe et impatient. De plus il n’aime pas la couleur, ignore totalement le design et l’architecture du site, ne regarde pas les pubs et ne pense qu’à sa « préoccupation du moment ».

Un rendez-vous professionnel m’a refait penser à cet article. Mon interlocuteur décrivait les futurs utilisateurs d’une application comme vieux, peu à l’aise avec l’informatique et ayant des difficultés avec le « mulot ». Mon interlocuteur étant de la même génération que ces futurs utilisateurs, cela m’a fait sourire. D’un autre coté quand on voit la qualité de l’ergonomie, ou plus précisément son absence, des applications existant sur le poste de travail standardisé de la dite entreprise, je veux bien croire que les utilisateurs rencontrent des difficultés. Lire la suite

Ergonome IHM ; une définition

J’ai rédigé une définition du métier d’ergonome IHM pour le guide des métiers des designers interactifs. Je vous la livre là. Le terme d’ergonome « web » était initialement utilisé, mais le web n’est qu’une parti de l’activité de l’ergonome « IHM » ou « Interactif ». N’hésiter à commenter cette définition, cela permettra de l’affiner pour l’année prochaine !

Ergonome IHM

L’ergonome coordonne et réalise des analyses d’activité avec des utilisateurs, afin de prendre en compte l’activité observée pour réaliser des interfaces utiles et utilisables. Il transcrit les besoins et objectifs des utilisateurs en modèles structurés d’interfaces et en prototypes. La méthodologie de l’ergonome se base sur trois champs de connaissances : le facteur humain (psychologie cognitive, physiologie, etc.) , la science des IHM (Interface Humain Machine) et les usages réels du public ciblé.

L’ergonome doit connaître et comprendre les utilisateurs d’une interface dans leur contexte (leur profil, leurs besoins et leurs attentes…), afin de faciliter la réalisation de leurs objectifs.

Il collabore étroitement avec l’équipe design pour assurer la cohésion et la conformité des choix avec les conventions de références pour le terminal choisi ou si besoin il réalise ce document de référence. Il prend en compte la globalité de l’expérience utilisateur sur les différents terminaux. Il facilite l’innovation. Il prend une part active dans la définition et l’évolution des pratiques courantes et de la méthodologie. Lire la suite

UX, ergonomie, les divers « titres »

Comme souvent avec l’émergence d’une nouvelle spécialité, on voit fleurir des titres plus ou moins pompeux pour les différents experts réels ou supposés d’un domaine. J’ai parcouru quelques profils sur Linkedin et Viadéo pour voir ce que cela donnait. La majorité des personnes travaillent en France ou français, même si réseau Linkedin est très anglophone et Viadéo plus francophone.

Voila le résultat :

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L’évolution du gestionnaire de fichiers ?

Un intéressant article est paru sur le blog de Microsoft au sujet des évolutions du gestionnaire de fichiers sous windows 8. Dans un premier temps il retrace les évolutions depuis les débuts de MS-DOS, jusqu’à la future version de Windows.

Windows 8 is an opportunity to substantially improve the experience for everyone.

Le but est donc d’améliorer l’utilisabilité du gestionnaire de fichiers pour « tout le monde ». C’est intéressant car Apple a déjà eu cette démarche à plusieurs reprises dans l’évolution de Mac OS X, lors du passage justement de Mac OS 9 à Mac OS X et manière plus ou moins récurrente depuis. La dernière version Mac OS X Lion allant d’ailleurs vers une moindre présence de la gestion des fichiers par l’utilisateur aux profits des applications. Mais revenons à Windows 8 !

Gestion de fichiers sous MS-DOS

La démarche utilisée par Microsoft est pertinente, connaître les usages réels puis croisé ces données avec le guidelines Windows.

We wanted to know which of these capabilities customers were really using. Using telemetry data, we were able to answer the question of how the broadest set of customers use Explorer in aggregate. Lire la suite

Les gestes, les écrans tactiles et la littérature !

Un peu de lecture concernant la gestuelle, dans la littérature, issue de la dernière conférence CHI 2011. Ces articles abordent trois thèmes en relation avec l’utilisation d’écran tactile et l’utilisation des gestes :

  1. La problématique de la détection ou non des gestes signifiants. Natural Activation for Gesture Recognition Systems  Mathieu Hopmann. Frédéric Vexo, Patrick Salamin, Daniel Thalmann, Nicolas Chauvin.
  2. La performance lors de l’utilisation d’un téléphone mobile. Experimental Analysis of Touch-Screen Gesture Designs in Mobile Environments. Andrew Bragdon, Eugene Nelson, Yang Li and Ken Hinckley.
  3. Le dernier concerne l’accessibilité des interfaces gestuelles pour les malvoyants. Usable Gestures for Blind People: Understanding Preference and Performance. Shaun K. Kane, Jacob O. Wobbrock, Richard E. Ladner. Lire la suite

Uistencils.com, des outils de maquettage rapide

Un intéressant petit site qui propose des outils pour maquetter rapidement sur papier : uistencils.com. Bien pratique pour ceux qui ont des problèmes de coordinations visio-motrice ou simplement du mal avec les crayons !

Dans mes préférés, je retiendrai la règle web et celle ipad.

Règle Web

Régle iPad

L’ardoise effaçable me parait aussi indispensable pour le maquettage rapide notamment lors de groupes de travail !

Ardoise pour maquettage

Je reste moins enthousiaste par rapport aux différents modèles de téléphones. Ce qui compte c’est avant tout la surface de l’écran. Alors une petite règle iPhone ? Mais comment faire les mises à jour ? Et si l’iPhone 5 sort demain ? Vais je devoir utiliser un crayon plus fin pour simuler le retina display ?

Site web en une page, et ligne de flottaison

J’ai toujours eu du mal avec le concept de ligne de flottaison. Cette ligne imaginaire sous laquelle les utilisateurs n’iraient pas voir. L’utilisateur va voir en-dessous si il y trouve un intérêt. Faire un site « full-screen » est de toute manière une aberration. La taille des écrans variants fortement d’un poste à l’autre, voir sur un même ordinateur relié ou non à un écran externe. C’est de plus contraire à l’esprit même d’une page web et « in »accessible car la forme n’est pas séparée du contenu.

Alors l’apparition de sites en HTML5, sur une page verticale me réjoui fortement ! Les graphistes et autre DA vont pouvoir s’éclater et respecter, je l’espère, les règles du W3C.

Quelques exemples pour la route :

 

Si vous avez d’autres exemples, je suis preneur !

Mais pourquoi Mac OS X Lion ne coute que 23,99 € ?

Hier à la sortie de Mac OS X Lion, on me demande « Combien ça coûte ? » « 23,99 € » « Seulement ??? » « Heu, bin oui »… Si on compare avec Windows 7 dont les prix sont dans les 150 € voir beaucoup plus pour certaines éditions ou même avec les versions précédentes de Mac OS X c’est effectivement assez ridicule comme prix.

Comment on fixe un prix ?

Il y a plusieurs méthodes pour fixer un prix.

  • La méthode artisanale : On additionne les coûts de productions, de distributions, les divers frais, puis on ajoute une marge raisonnable, ça donne le prix. Cette méthode n’est valable que sur des produits où la marge est très réduite et/ou la concurrence est forte.
  • La méthode marketing : Vous faites une étude de marché, vous regardez le positionnement de votre produit ou de votre service par rapport aux gammes de vos concurrents et vous fixez le prix en fonction du prix du marché avec quelques nuances du type « plus de pub, donc prix un peu au-dessus de sa gamme ».
  • La méthode Nespresso / Imprimante / Rasoir : L’appareil en lui-même ne coûte pas très chère, il est souvent vendu prix coûtant. Ce sont les consommables qui coûtent une fortune et qui supportent l’essentiel de la marge.
  • La méthode Luxe : Le prix est parfaitement indépendant des coûts de production, il ne dépend que des capacités financières des potentiels acheteurs.

Dans le cas de Mac OS X, les coûts de production sont minimes et bien maîtrisé (Mac OS X à plus de 10 ans), il n’y a pas vraiment de concurrents et ce n’est pas un produit de luxe. Est-ce que l’on est dans le cas Nespresso ? Regardons ce que vend Apple. Lire la suite

Paris Web 2011, Conférence.

On connait maintenant le programme de Paris Web 2011. Je peux donc vous annoncer que j’aurai l’honneur (et un peu les pétoches ;-) ) de présenter une conférence sur l’expertise et le test des services. Petit amphi, le 13/10 à 16h50

Je remet la présentation de cette conférence.

Tester vos services, mythes et réalités !

Le but de cette conférence est de faire le point sur les différentes méthodes d’évaluation des interfaces. Le point de départ est l’affirmation de Jakob Nielsen : 5 utilisateurs suffisent pour trouver 85 % des problèmes d’ergonomie. Cette affirmation est souvent reprise en oubliant de préciser le contexte théorique qui date de 1993. Depuis les études sur le sujet, notamment une série d’études « Comparative usability evaluation » de Rolf Molich, ont été nombreuses ce qui permet de répondre à des questions comme :

  • Combien de participants sont nécessaires pour trouver le plus de problèmes critiques ?
  • Peut-on trouver tous les problèmes ?
  • Est ce qu’il y a des différences de qualités entre les résultats obtenus par les différentes méthodes ?

Dans un deuxième temps, nous aborderons une partie pratique en répondant à la question : Quelle méthode à quel moment du projet ? La réponse est donc basée sur trois méthodologies « simples et élégantes » :

  1. En début de projet : une méthode d’inspection des IHM  »à ma façon ».
  2. En cours de projet : des tests utilisateurs.
  3. En fin de projet, pour valider la prise en main : Une méthodologie d’évaluation basée sur la norme ISO 20282 « Facilité d’emploi des produits quotidiens. »

Pour conclure, nous répondrons de manière précise à la question « Combien d’utilisateurs faut-il pour trouver 85 % des problèmes d’ergonomie ? » avec l’aide d’un outil statistique.

Pour vous inscrire à Paris Web 2011, c’est par là !

Evolution des services, savoir s’arrêter ?

Développer une application, c’est bien, la faire évoluer c’est mieux, mais il y a peut-être des fois où il faudrait mieux savoir s’arrêter. Je pars d’un petit constat sur une application iPhone, Se Loger.com, que j’utilise régulièrement depuis plus d’un an maintenant.

La version 1 était simple et fonctionnelle. Les quatre recherches, que j’ai créées, sont toujours les même (Oui, les prix de l’immobilier sont désespérants). Sur l’écran ci-dessous, elles sont parfaitement lisibles. L’application respecte bien le GUI (Guide of User Interface) iPhone.

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