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De l’ergonomie de l’iPad ?

Ou « Pourquoi l’iPad va plaire à ta mère ? »

C’est le premier titre que j’avais en tête, s’il est un peu plus racoleur accrocheur, il est quand même un peu trop réducteur. Donc à moins d’être isolé dans un monastère copte sur une ile grecque sans électricité, depuis 6 mois vous savez qu’Apple va sortir une tablette, un gros iPhone sans le téléphone !

Suite à cette annonce, de nombreux blogueurs plus au moins influents ont commencés à critiquer l’iPad à tour de bras, parce qu’il manquait telle ou telle fonction, que ça ne supportait pas Flash, que jamais un truc aussi nul se vendrait, etc… Une deuxième vague a commencé à faire entendre sa voix et elle dit, à juste raison : « l’iPad n’est pas fait pour les geeks. ». Il faut bien le reconnaitre, c’est effectivement un produit pour le « vrai » grand public, qui va largement marcher sur les plates-bandes des ebook, et autres netbooks.

Qu’est qui fait l’ergonomie de l’iPad ?

Je rappelle qu’on ne peut définir l’ergonomie d’un outil que pour un public donné, pour une tâche et dans une situation. L’ergonomie n’est jamais absolue.

Il y a fort longtemps, quand j’étais à la fac, je faisais du soutien en informatique. La principale difficulté, que je rencontrais,  était d’expliquer le systéme de gestion des fichiers, afin que les étudiants n’enregistrent pas leurs travaux n’importe où. Ils rencontraient de réelles difficultés à construire un modèle mental fonctionnel de l’ordinateur et plus précisément de la sauvegarde de fichiers.

Sur l’iPad, comme sur l’iPhone, il n’y a pas de gestionnaire de fichiers. Ce sont les applications qui gèrent leurs données. Quand l’utilisateur veut écrire un mail, il ouvre Mail. Pour gérer ses photos, il ouvre Photos, sans avoir à connaître l’emplacement des fichiers. L’utilisation est donc orientée vers l’action, la tâche et non vers la gestion des données. Cette absence de gestion de fichiers est d’autant plus pertinente qu’aujourd’hui les données peuvent être stockées n’importe où, aussi bien sur un disque qu’au fin fond d’Internet.

Voila, cherchez pas plus loin, c’est ce qui fait la différence entre l’OS des iphones/iPads et la très grande majorité des éventuels concurrents (linux, windows mobile, Jolie Cloud,…). Le coût à l’entrée pour l’utilisateur qu’est la compréhension de la gestion des fichiers disparait. Il peut faire ce qu’il veut directement. La prise en main et la satisfaction sont donc grandement améliorées.

Donc pour le grand public, de 7 à 97 ans, qui n’est pas née avec un ordinateur au bout des bras, pour une utilisation de loisir ou de bureautique simple, l’iPad devrait être un excellent outil !

PS : comment mettre en avant un produit sur un site avec la méthode Apple ?

Oui, il n’y a que l’iPad sur la page d’accueil et la barre de navigation en haut.

Auteur :

Consultant Freelance en ergonomie et UX depuis 1999 ! Je travaille sur de nombreux supports, des interfaces WIMP à la télévision en passant par les mobiles, le web pour le grand public ou les professionnels.

2 commentaires Ecrire un commentaire

  1. excellente analyse de la philosophie mac.

    Je pense qu’elle reflète bien un etat d’esprit. Quand j’ai switché de Win a Mac. Je cherchais dans les dossiers les moyens de supprimer ou modifier mes photos par exemple.

    Hors, mac a tout a porté de main comme tu le décrit très bien.

    Mail sert a envoyer des mails, iphotos a gérer son espace photos… Nul besoin d’aller dans les interface de dossiers etc….

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  2. Tres interessant !
    Tu pars d’un point de vue autre que celui des informaticiens.
    De toute facon, je n’ai pas de l’intention d’acheter un iPad pour l’instant. J’ai d’autres produits Mac a acheter. j’attendrais la prochaine version d’iPad 😀

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