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J’écris moins…

Oui, j’écris moins, depuis plus d’un an voir plus ! C’est un constat, alors je me demande un peu pourquoi ? Pourquoi j’ai moins envie d’écrire, pourquoi je ne trouve pas de sujet qui me donne envie d’écrire, ou de raconter quelques balivernes ?

J’avais proposé deux sujets pour ParisWeb qui vient de sortir son programme. Aucun des deux n’a été retenu. « C’est le jeu m’a pauvre Lucette », mais ça m’interroge toujours : Qu’est ce que j’ai loupé pour que mon sujet ne soit pas retenu ? J’ai loupé un truc dans l’air du temps ? J’aurai du plus y réfléchir, je n’ai pas donné le meilleur de moi-même, ou le meilleur de moi-même est juste médiocre ?

Un éditeur m’a contacté pour écrire un livre sur l’UX. J’avais commencé à faire un plan, avec les divers sujets que je voulais aborder et l’ordre dans lesquels je voulais le faire. L’ordre n’était pas forcément classique vu que j’abordais les choses en suivant un projet, un thème (par exemple e-commerce ou objet connecté) et donc on était loin des plans classiques : introduction, théorie, méthodologie, mise en œuvre, conclusion. La rémunération est en plus symbolique (7 % du prix de vente, sachant que si vous en vendez 500 à 20 € c’est bien) vu que le travail nécessaire est de l’ordre de 2 à 3 mois minimum. Je me suis donc dit que j’allais faire en version numérique et le publier moi-même, mais ce n’est toujours pas commencé.

Vous dites alors là c’est la déprime, il nous fait sa crise de la quarantaine, il fait la gueule parce que ses sujets n’ont pas été retenus… En faites non, je fais plein d’autres choses à côté que je ne faisais pas avant.

Le changement c’est hier,

En fait, depuis plus d’un an, il y a quelques changements dans ma vie. J’allais vous dire « perso et pro » mais en fait je n’ai qu’une vie (oui, je ne suis pas un chat). Donc dans les changements majeurs, il y a le fait que j’ai déménagé au pays basque et donc j’ai repris une activité que j’avais un peu délaissée depuis plusieurs années, la photo, en profitant du cadre magnifique qui m’entoure. Paradoxalement, si je suis capable d’observer les personnes travailler pendant des heures, j’ai du mal à prendre des inconnus en photos. Donc entre écrire devant mon ordi et faire une balade en montagne, au bord de la mer, il faut choisir et ce n’est pas trop dur. Accessoirement, je prends des cours de basque, avec un plaisir certain d’apprendre, même si les langues ont toujours été ma bête noire à l’école et bien ce n’est pas le cas là ! Un jour, je vous ferais un topo sur la dyslexie et l’apprentissage de certaines langues. J’aurai peut-être dû proposer un sujet autour de la dyslexie et de l’accessibilité à ParisWeb…

J’ai aussi pris la présidence de FLUPA, et ça prend beaucoup de temps car même si je pars du principe « Ne rien faire, tout faire faire, ne rien laisser faire » il faut se tenir au courant de tout, parfois intervenir, parfois ne rien faire ou simplement gérer le quotidien. FLUPA a aussi la particularité d’être une association où les membres sont dispersés en France et au Luxembourg, donc nous organisons tout à distance, ce qui n’est pas rien pour un événement comme le FLUPA UX-day. Le prochain qui me dit que le télétravail est trop compliqué à organiser, je vais lui expliquer deux ou trois choses.

Dans les projets importants, j’ai aussi mis en place une formation en UX design à l’école multimédia. Le suivi des étudiants, le recrutement des professeurs (oui, c’est compliqué de trouver des professeurs compétents et disponibles) la formation en elle-même, prends beaucoup d’énergie avec parfois des imprévus à gérer dont on se passerait bien.

Et en plus de ça, je continue mes missions en freelance.

Et pourquoi j’écris tout ça ?

Déjà pour faire le constat, que si j’écris moins en réalité, j’ai bien l’impression que j’en fais au moins autant en termes de communication sur l’UX et l’ergonomie, de formation, de transmission des connaissances.

Mais pour transmettre des connaissances, il faut aussi les mettre à jour, régulièrement pour pas seulement être dans l’air du temps, mais avoir un temps d’avance. Avoir un temps d’avance n’est pas toujours un avantage, car vous êtes en décalage avec le marché, l’environnement, vous passez donc beaucoup de temps sur des choses qui seront évidentes pour les autres par la suite.

Là, franchement, je ne suis pas forcément en avance, ça fait un moment que je n’ai pas mis à jour certaines de mes compétences par exemple en HTML/CSS ou sur certains domaines liées aux statistiques.

Alors comment aller de l’avant sans tirer derrière soi, un nombre certain de « boulets », de vieux dossiers et de petits trucs qui freinent au jour le jour l’avancé du travail quotidien ? Je pense que dans mon cas, ça va passer par quelques restructurations, vis à vis, par exemple de la forme juridique de mon activité ou le choix de mes missions.

Intermède, (non pas comme le club)

J’avais commencé à écrire ce billet sans nécessairement lui trouver une conclusion et donc je l’avais lancé au coin du feu. Alors non, ça n’a pas accroché au fond, mais je suis allé à une bien jolie conférence (oui, comme les t-shirts et les fraises), qu’est Sudweb.

C’est une belle conférence pour plusieurs raisons. Déjà, on y rencontre de belles personnes, passionnées, attentionnées, vivantes, vibrantes ! Les conférences présentées sortent des sentiers battus, par exemple sur la cartographie, l’aquarelle, les émotions ou la compression des PNG. Les orateurs font là, pour une part leur première conférence mais comme le staff les aide, ça se passe bien, voir très bien ! L’atmosphère est bienveillante.

Le deuxième jour se fait sous la forme d’ateliers informels. Rien n’est préparé à l’avance, ceux qui veulent proposent un sujet et ceux qui ont envie participent, si vous avez envie de passer d’un atelier à l’autre pas de soucis, sauf qu’il y a trop de sujets intéressants.

C’est ce genre de moment qui redonne de l’énergie, des envies nouvelles, des idées et de faire les choses un peu autrement pour donner plus d’importance a ce qui nous importe.

Auteur :

Consultant Freelance en ergonomie et UX depuis 1999 ! Je travaille sur de nombreux supports, des interfaces WIMP à la télévision en passant par les mobiles, le web pour le grand public ou les professionnels.

15 commentaires Ecrire un commentaire

  1. Perso, j’ai une règle : je transforme tout sujet refusé (ou que ce soit) en article/billet/etc.

    Je trouve dommage que toute idée, aussi modeste soit-elle, reste confinée à quelques emails et meure dans l’indifférence. 🙂

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  2. J’aime cette phrase « Avoir un temps d’avance n’est pas toujours un avantage, car vous êtes en décalage avec le marché, l’environnement,[…] » J’enseigne l’intégration web et l’ergonomie en IUT, parfois j’aborde des technos pas encore fréquemment utilisées par les entreprises et les étudiants se retrouvent effectivement en décalage…
    J’apprécie vos articles, très utiles pour alimenter les cours. Comme le dit Nicolas Hoffmann vous pourriez transformer votre idée de conf en article 🙂

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  3. T’es vieux Mec !! T’as passé la matinée à faire beaucoup de choses devant un écran. Et maintenant c’est midi, et tu te demandes comment tu vas passer l’après midi… C’est normal.
    Cette analogie avec Zarathoustra est volontaire et offerte par qq’un qui profite des enfants, de la mer, des montagnes. Il faut se ressourcer solidement pour les prochaines 20 années 😉

    (Une fois n’est pas coutume, je philosophe)

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  4. Joli billet, qui touche l’homme et l’humain, c’est ça qui me plait 🙂

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  5. Je plussoie ta conclusion !
    C’est à nous de décider nos priorités sur nos chemins de vie, et mieux vaut n’écrire que quand cela a du sens pour toi, vs « d’écrire pour écrire ».

    Et parfois, ce qu’on pense être une mauvaise idée au premier abord se transforme en une très bonne idée, si tu crois en elle, alors continue à l’améliorer et à la proposer 😉

    Je pars du principe que si l’on veut vraiment quelque chose, alors il n’y a aucune raison pour qu’on n’arrive pas à l’atteindre, il faut simplement s’en donner les moyens 😉

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    • Encore faut il savoir ce qu’on veut vraiment. On met parfois du temps à discerner ce qui nous intéresse et il faut faire autre chose pour s’en rendre compte.

  6. Bonjour !
    J’étais au Web2Day à Nantes, et je voulais vous dire merci pour votre conférence des plus intéressantes ( c’est moi la question de quand on sait qu’on à raison, comment gagner face au marketing si vous vous souvenez ^^ ) Depuis j’ai été embauchée en tant qu’UX designer et je vous remercie de m’avoir encore plus motivée à travailler dans ce domaine. Bonnes balades basques, bons repas ( le petit jésus du pays basque quand on aime le saucisson c’est une terreur ! ) et au plaisir de vous lire à nouveau entre deux sessions photos 🙂

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    • Oui, je me souviens de la question ! Bravo pour votre embauche. Et si n’avait que ce saucisson, … , j’aurais une chance de survie ! 😉

  7. Merci pour ce billet qui parle (je pense) à beaucoup de professionnels du numérique.
    Pour ma part, ce billet résonne vraiment en moi.
    C’est le retour à la nature, le besoin de vivre, de toucher, de sentir qui font qu’un jour nous avons besoin de respirer l’air des montagnes afin de mieux revenir vers notre métier.
    Ainsi ressourcés, nous sommes plus vrais, plus humains, plus proches de nous-même et donc – j’aime à la croire – meilleurs 🙂
    Au plaisir de vous lire et merci encore pour la qualité de vos billets.

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