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L’empan mnésique.

J’ai rédigé initialement cette définition pour le petit dictionnaire du design numérique.

L’empan mnésique est une notion introduite par George A. Miller, en 1956, dans ses travaux sur la mémoire. L’empan mnésique désigne le nombre d’éléments que l’on peut restituer immédiatement après les avoir entendus. Ce nombre est de 7 plus ou moins 2.

La mémoire à court terme ayant une capacité limitée, ce nombre peut être plus faible si une tâche concurrente vient perturber l’enregistrement des éléments. Ce principe a été utilisé, par exemple, dans le jeu télévisé Burguer Quizz, où Alain Chabat posait 10 questions au concurrent qui devait donner les réponses à la fin.

On retrouve souvent ce chiffre de 7 plus ou moins 2 pour justifier le nombre d’items dans une liste ou un menu. C’est pertinent si l’utilisateur doit se souvenir des différents items pour faire un choix comme dans les interfaces vocales (« taper 1 pour un problème technique, taper 2 pour… »). Dans tous les cas, l’utilisateur retiendra plus facilement les premiers items de la liste (effet de primauté) et les derniers (effet  de récence). Par-contre, il n’est pas pertinent d’appliquer cette règle, si l’utilisateur voit l’ensemble des éléments nécessaires à son choix.

Source :

The Magical Number Seven, Plus or Minus Two: Some Limits on our Capacity for Processing Information, George A. Miller (1956), Harvard University, First published in Psychological Review, 63, 81-97.

Auteur :

Consultant Freelance en ergonomie et UX depuis 1999 ! Je travaille sur de nombreux supports, des interfaces WIMP à la télévision en passant par les mobiles, le web pour le grand public ou les professionnels.

1 commentaire Ecrire un commentaire

  1. Cet empan mnésique ne tient pas compte du fait que les objets retenus en mémoire le sont la plupart du temps parce qu’ils participent à un processus mnésique. C’est pourquoi on introduit la notion de mémoire de travail qui procède de la métaphore de l’allocation de ressources à la fois pour le processus lui-même mais aussi pour les éléments qui vont être utilisés par ce processus. L’empan mnésique est alors beaucoup plus faible : 3 plus ou moins 2. Des ressources mobilisées pour des tâches concurrentes seront alors indisponibles pour mémoriser des éléments. L’individu se trouve alors en surcharge mentale. L’architecture de processus de Baddeley détaille de façon largement plus approfondie que je ne l’ai fait le fonctionnement de la mémoire de travail. Sébastien (p.s. bonne idée ce blog 🙂

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