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Hipstamatic, Instagram et l’UX ?

J’ai essayé ces deux apps pour iPhone, Hipstamatic et  Instagram, récemment et après un moment d’utilisation, je suis assez frappé par la différence en matière d’expérience utilisateur entre les deux. Les deux apps proposent pourtant des fonctions similaires de création de photos « Vintages » et de partages.

Instagram.

C’est une application gratuite avec une partie « réseau social » sur le web. L’app permet donc de prendre des photos, d’appliquer un filtre qui donne un effet avant de la publier soit sur le réseau social d’instagram, soit sur les habituelles facebook, Flick’r et compagnie.

Exemple de photo sur le réseau.

Prise de vue.

Hipstamatic.

C’est une application payante (1,59 €) avec la possibilité d’acheter (0,79 € x 5) in-app des packs composé d’un objectif, un ou deux films et un bricole, en réalité des filtres supplémentaires à appliquer.  Il n’y a pas de réseau social dédié. L’application permet simplement le partage sur ceux existant.

Ecran d'accueil

Prise de vue.

Disons le clairement Hipstamatic n’est pas plus facile à utiliser qu’Instagram, au contraire la prise en main est peu plus compliqué. Il faut comprendre les différents niveaux car le guidelines Apple n’est pas vraiment appliqué.

Et alors, l’expérience utilisateur dans tous cela ?

Et bien clairement, l’expérience utilisateur est bien plus présente et plaisante avec Hipstamatic car cette application raconte une histoire. Elle se base sur ces anciens appareils photos et ces anciens films pour justifié le résultat. Avec Instagram on s’amuse deux minutes puis on se lasse vite…

Description d'un film

Ce n’est pas un simple filtre à appliquer, c’est une combinaison, objectif, film, flash qui donne l’effet et on y croit ! Le résultat est bien plus adictif ce qui fait vous achetez rapidement des nouveaux packs, pour créer de nouvelles combinaisons. Cela me rappelle furieusement l’introduction du dernier livre de Donald Normam Living With Complexity.

Auteur :

Consultant Freelance en ergonomie et UX depuis 1999 ! Je travaille sur de nombreux supports, des interfaces WIMP à la télévision en passant par les mobiles, le web pour le grand public ou les professionnels.

7 commentaires Ecrire un commentaire

  1. Il est vrai que l’expérience est plus intéressante sur Hipstamatic, mais la grosse valeur ajoutée d’Instagram est sa rapidité/simplicité d’utilisation, et surtout son côté « réseau social » (followers, likes, comments…) qui permet de construire une utilisation à plus long terme

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  2. Intéressant, malgré une utilisabilité a priori moins réussie, Hipstamatic semble donc remporter le « match UX » grâce à son design et les évocations qu’il entraîne. Cela dit, ça reste quand même très subjectif non ? on peut penser que d’autres utilisateurs ne ressentiraient pas ça pareil que toi et auraient une préférence pour Instagram non ?

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    • Il est vrai que c’est ma perception des choses. Sans doute que l’aspect film/objectif pour construire un image me parle en tant que photographe amateur. L’aspect réseau social, très central dans Instagram me parle beaucoup moins, surtout que je le trouve assez limité. Un export vers Flick’r est plus performant et exploitable par exemple sur un blog http://perso.iergo.fr/hipstamatic/.

  3. « l’expérience utilisateur est bien plus présente et plaisante avec Hipstamatic car cette application raconte une histoire. »
    GRRRRRR !
    Ces quoi ces histoires ? C’est à la mode, cela provient sans doute de la vague StoryTelling. Au moins c’est clair, on raconte des histoires à l’auditeur, des carabistouilles.
    Mais quel besoin dans le domaine HCI ou même UX ? Et pourquoi pas parler de résilience aussi ? C’est à la mode non ? les pétales de la télécommande de la boîte ameuh qui ne sont pas utilisés tombent. Mais d’autres tous neufs et d’un nouveau genre poussent à la place, c’est la résilience fonctionnelle qui raconte une histoire affordante 😉

    Pour en revenir au guide de style et à son respect. Il est certain qu’Hipstamatic n’utilise pas trop la boîte à outil d’iOS. Cependant il respecte le guide style en se positionnant clairement dans les applications dites « Immersives » (page 23) :
    « An immersive application offers a full-screen, visually rich environment that’s focused on the content and the user’s experience with that content. People often use immersive applications to have fun, whether playing a game, viewing media-rich content, or performing a simple task. » L’illustration est un niveau à bulle
    Au moins la cible est claire : « focused on user experience […] to have fun ».

    Alors tu as raison l’experience utilisateur est bien plus présente sur hipstamatique et ce, de manière objective du point de vue du guide de style. Hipstamatic en utilisant une métaphore d’objet du quotidien, ici un appareil photo argentique télémétrique, choisit de proposer une application « immersive » qui est clairement décrite par Apple comme favorisant les aspects hédonistes (comme dirait Bevan) et donc l’expérience.

    Maintenant si utiliser une métaphore d’un objet du quotidien c’est raconter une histoire… ;).

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    • Bien reformulé ! J’essayais de dire à moitié du mal d’une application et je me retrouve en plein dans le GUI. C’est ballot 😉

      Imiter un film des années 30, c’est pas vraiment une métaphore d’un objet du quotidien, d’où le coté historique !

  4. Bonjour,
    Connaissez vous une appli qui permette de travailler sur des photos qui ont déjà été prises ?
    Merci !

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