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Concevoir pour la TV, Présentation FLUPA

Cette présentation a été faites dans le cadre d’un afterwork FLUPA, Soirée « Ergonomie et Télévision du futur », le 6 mars 2012. Je reprend ici les diapositives ainsi que les notes. Donc dans un premier temps la présentation, puis le détail des diapositives avec les notes.

 

Cette présentation a pour objectif de faire un point sur la conception d’IHM pour la Télévision.

La présentation va suivre le déroulement suivant. Nous partons des usages de la TV, avant d’aborder les aspects matériels. De là nous déclinerons les interfaces avec un exemple de service : le guide des programmes.

Les usages devant la télévision :

Un usage collectif : L’usage de la télévision est essentiellement collectif notamment en début de soirée. La télévision reste un moment d’échange et ludique. Elle devient plus personnelle en fin de soirée.

Une attention réduite, une attitude relâchée : L’utilisateur va avoir une attitude détendue devant la télévision. Son attention sera moindre, ainsi que son activité cognitive. Il prendra moins d’initiatives et se lassera plus facilement des tâches complexes.

Une utilisation routinière : Les utilisateurs devant la télévision ont des habitudes. Cette routine permet aussi de se relaxer.

Un nombre de choix limité : Ils regardent régulièrement les mêmes chaînes à des moments similaires. Ils connaissent le numéro des chaînes qu’ils regardent, ainsi que le moyen de les atteindre rapidement.

Une ambiance tamisée : La télévision est souvent regardée dans une pièce avec un éclairage réduit.

 

S’il y a bien un support qui s’adresse à tous c’est la télévision. De l’enfant de 3 ou 4 ans qui regarde et interagir avec la télévision, aux personnes âgées ou très âgées qui doivent pouvoir louer un film.

On distingue trois distances d’usage de la télévision :

  • Le canapé, c’est l’usage majoritaire de consommation de la télévision.
  • Le tapis, notamment pour le paramétrage ou les jeux (Wii, Xbox)
  • La cuisine américaine, écoute diffuse de la télévision en faisant autre chose.

Les écrans ayants diverses tailles, on mesure la distance à l’écran en fonction de la hauteur de l’écran. Cela permet de connaître de l’angle de vue de l’écran et donc de déterminer la taille des éléments, notamment des caractères.

C’est de loin la position la plus fréquente pour regarder la télévision. Cette position relativement éloignée nécessite donc d’adapter l’interface pour qu’elle soit lisible. Il faudra notamment écrire dans une taille de caractères adaptée.

La distance de «perception» c’est suffisamment loin pour ne pas voir les pixels, au plus près pour  lire le texte. C’est une distance pour le paramétrage ou d’autres activités comme les jeux. C’est un usage secondaire, sur des séquences ponctuelles, mais pour des interactions importantes qui peuvent être un peu complexe.

Un usage encore difficile à cerner, avec une écoute diffuse de la télévision, souvent en faisant autre chose.

Clairement, on a maintenant un parc moderne de téléviseurs pour une grande majorité en 16/9éme et avec une définition 720 lignes (1280 pixels x 720 pixels) minimum.

Il existe plusieurs moyens d’avoir accès à la télévision interactive.

  • Soit par la box des FAI, c’est le moyen le plus répandu actuellement.
  • Soit par les Tv connectées, c’est des téléviseurs avec une prise Ethernet qui permettent d’accéder à des contenus souvent dédiés par internet. Chaque constructeur propose un portail de services.
  • Soit des média-center comme AppleTV, Tivo, Roku

Les télévisions et box TV sont faites pour regarder des vidéos, pas pour afficher des interfaces ou images fixes. Donc dans la majorité des cas, le boîtier dispose de circuits vidéos très puissants et optimiser pour la vidéo et d’un circuit dédié à l’affichage des interfaces bien moins performantes. Donc n’espérez pas faire des animations avec des transparences, des effets wahou, ça risque fortement d’être dégradé !

Une télécommande idéale ressemblerait à cela.

  • Le pavé, les touches “Ok” et “retour” sont nécessaires et suffisantes pour naviguer dans l’interface.
  • Le son et le changement de programmes sont les deux touches les plus utilisées, loin devant les autres.
  • Le pavé numérique est indispensable pour changer de chaînes, mais aussi pour saisir le code parental ou éventuellement du texte. Tout en gardant à l’esprit que la saisie de texte est extrêmement fastidieuse.

Les points clefs pour concevoir une interface sur la télévision.

  • Il n’y a pas de pointeur ! donc pour aller d’un point à un autre de l’écran il faut faire un nombre certain d’appuis touches.
  • L’usage, comme on l’a vu, reste assez simple avec une attitude relativement passive de l’utilisateur. Il faut donc proposer un niveau d’interaction assez faible.

Que l’on regarde un smartphone de 6 cm de haut à 40 cm ou une télévision 0,6 m de haut à 4 m, l’angle de vue est le même donc la densité d’information que vous pouvez afficher est un similaire à celle d’un smartphone.

Il faut écrit gros sur une télévision ! Les caractères doivent faire entre un 15éme et un 20éme de la hauteur de l’écran. 48 à 36 pixels sur un écran en 720 lignes de haut.

Pour répondre à ces contraintes, les interfaces hiérarchiques sont les plus adaptées. Un exemple connu d’interface hiérarchique est l’iPod. L’interface hiérarchique présente une arborescence pour accéder aux contenus, puis les actions disponibles sur le contenu.

Ça sous-entend aussi que les fonctions plus complexes sont déportées sur d’autres terminaux, l’ordinateur et les tablettes… On prend des photos avec l’iPhone, on les organise sur l’ordinateur et on ne garde alors sur la télévision que les fonctions de «consultation».

Je vous présente un exemple de service, le guide des programmes, avec une petite problématique supplémentaire qui est la notion de guide des programmes dans le passé pour accéder aux émissions en TV de rattrapage.

Le problème principal est densité d’information. Si l’on compare un programme Tv papier avec ce que l’on peut afficher sur un écran, on constate bien le problème de la quantité d’information à afficher.

Globalement deux usages :

  • L’utilisateur cherche un programme à regarder maintenant ou ce soir. Il se pose donc la question « Qu’est ce que je vais regarder ? »  et non « Qu’est ce qu’il y a à la Télé ? ». Dans le premier le cas, l’utilisateur va arrêter sa recherche après avoir identifié un ou deux programmes. Dans le deuxième cas, il devrait se faire une idée de l’ensemble de la grille.
  • Il a identifié un programme, il veut le retrouver pour le voir si c’est un programme en Tv à la demande ou simplement programmer l’enregistrement.

Avec le passé, on introduit une difficulté supplémentaire. La grille dans le passé est du gruyère. Cela va poser des problèmes de navigations : comment aller d’un point à un autre avec un minimum d’actions ?

Le modèle de l’interface à deux niveaux de lecture ; Un niveau par chaîne qui permet de voir le déroulement des programmes et un niveau par programme qui permet de voir le détail d’un programme.

Dans les deux modes de visualisation, on est toujours dans la même grille, haut/bas permet de reculer/avancer dans le temps, droite/gauche de changer de chaînes. Par rapport, à son usage l’utilisateur ne va retenir que quelques cases et ignorer les autres.

En termes d’écrans, on arrive sur la liste des programmes d’une chaîne, par exemple celle en cours sur le direct.

Quand on fait “Ok”, on affiche un menu avec les commandes disponibles.

En sélectionnant “résumé”, on zoom sur un programme.

Avec “OK” on réaffiche le même menu, “résumé” a basculé sur «liste des programmes» pour pouvoir dé-zoomer.

Un exemple de chaîne sans le passé. On arrive dessus à «maintenant».

S’il y a un enregistrement, on peut quand même avoir un programme dans le passé.

Pour les chaînes proposants des contenus TVOD, il y a donc le passé ce qui permet d’accéder à ces contenus.

 

 

Auteur :

Lead UX designer en Freelance depuis le dernier millénaire ! J'aide à concevoir des services, des applications en étant centré sur l'utilisateur et ses usages.

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