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Théorie de la Gestalt

La théorie de la gestalt, « forme » en Allemand, est une théorie d’origine allemande (début du XXème siècle) qui définit les principes de la perception. Le postulat de base est le suivant : devant la complexité de notre environnement, le cerveau va chercher à mettre en forme, à donner une structure signifiante à ce qu’il perçoit, afin de le simplifier et de l’organiser. Pour cela, il structure les informations de telle façon que ce qui possède une signification pour nous, se détache du fond pour adhérer à une structure globale. Cela s’applique à tous les sens.

Cette théorie de la gestalt se décompose en lois :

  • La loi de la bonne forme : loi principale dont les autres découlent : un ensemble de parties informe (comme des groupements aléatoires de points) tend à être perçu d’abord (automatiquement) comme une forme, cette forme se veut simple, symétrique, stable, en somme une bonne forme.
  • La loi de bonne continuité : des points rapprochés tendent à représenter des formes lorsqu’ils sont perçus, nous les percevons d’abord dans une continuité, comme des prolongements les uns par rapport aux autres.
  • La loi de la proximité : nous regroupons les points d’abord les plus proches les uns des autres.
  • La loi de similitude : si la distance ne permet pas de regrouper les points, nous nous attacherons ensuite à repérer les plus similaires entre eux pour percevoir une forme.
  • La loi de destin commun : des parties en mouvement ayant la même trajectoire sont perçues comme faisant partie de la même forme.
  • La loi de clôture : une forme fermée est plus facilement identifiée comme une figure (ou comme une forme) qu’une forme ouverte.

Comment appliquer cela aux interfaces ?

  • Des zones ayant des fonctions ou une importance similaire devront avoir un aspect graphique similaire.
  • Dans un formulaire, les champs concernant l’adresse (rue, n°, code postal, ville, pays) vont être regroupés dans un bloc. La distance entre les champs sera inférieure à la distance entre les blocs (loi de la proximité). Le bloc sera délimité graphiquement par un bord ou une couleur de fond (loi de la clôture).
  • A contrario, si des fioritures graphiques sont trop présentes, elles seront interprétées comme des formes et viendront perturber la lecture des contenus principaux.

Quelques exemples des lois de la Gestalt.

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Sources :
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestalt
L’homme cognitif de Annick Weil-Barais & all, PUF, 2005

Auteur :

Consultant Freelance en ergonomie et UX depuis 1999 ! Je travaille sur de nombreux supports, des interfaces WIMP à la télévision en passant par les mobiles, le web pour le grand public ou les professionnels.

7 commentaires Ecrire un commentaire

    • Ah, oui, le site des deisgners interactifs a été modifié. Merci

  1. Bonsoir,
    Peut on faire une distinction entre l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit, dans le traitement ou la conception d’une page web ?

    Répondre

    • Non, ce n’est pas aussi simple ! Différentes zones du cerveaux, associés à la lecture, la compréhension, entre en jeu dans les processus cognitifs à l’œuvre lors de la lecture d’une page web.

  2. Pour l’histoire du logo Carrefour, j’ai mis des années à voir le « C » et même maintenant je sais qu’il est là mais je ne le vois pas. Suis-je un cas à part ou est que sur ce coup on a sur estimé l’effet de clôture ?

    Répondre

  3. Bonsoir,
    Peut on illustrer les caractéristiques du niveau perceptif de traitement en utilisant deux lois qui régissent l’organisation perceptif?

    Répondre

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