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Les pictogrammes du Velib.

Velib, pour l’amour du risque !

J’ai eu la bonne idée de tester les nouveaux Velib le 2 janvier (1 jour après leurs mises en service). Oui je suis joueur, mais c’est surtout que je me souvenais vaguement du changement de prestataire. Bien sûr je n’avais pas rempli le formulaire de transition vers le nouveau service. Je l’ai donc fait sous la pluie sur mon iPhone. Pas trop de soucis de ce côté-là, c’est correctement responsive. Bon, tous les mots de passe sont envoyés en clair même si on doit le changer et la caution passe de 150 à 300 €. Ça, c’est la partie en ligne après il faut passer au vélo.

Là, ça devient plus rigolo. Le téléphone dans une main, la carte Naviguo dans l’autre. Il pleut toujours. J’ai mes gants parce que je vais faire du vélo et donc mon téléphone ne se déverrouille pas facilement avec touchID.

L’interaction se passe sur le guidon du vélo avec un petit écran LCD et un clavier numérique. Donc il faut sortir de veille le vélo, passer son Navigo qui passe quand il veut. Saisir le code à 8 chiffres, rallumer son téléphone, retrouver ce numéro, ha, et merde un time-out sur la saisie, repasser le Navigo, une fois, deux fois, raaah mais ça veut dire quoi ce picto sens interdit. Marche pas ce bordel, mais c’est pas une p… d’interface qui va me résister.

Les pictogrammes du Velib.

Les pictogrammes du Velib.

On recommence, Navigo, saisie début du code, téléphone, code, Mot de passe, oui, ah repasse Navigo, …, sens interdit . Grrr. Allez une quatrième fois qui sera finalement la bonne. Allez c’est parti, le vélo en lui-même est bien, le guidon un peu serré pour ma carrure mais plus facile à manœuvrer entre les voitures et 3 vitesses bien différentes.

Arrivé à destination, ah mais elle est la station la plus proche… téléphone, app Velib, mise à jour, … bin super loin… très peu de station sont actives et bon pour marcher 10 minutes. C’est pas gagné cette transition …

En résumé, j’ai un gros doute sur l’usage et la lisibilité des écrans sur les vélos. Le temps pour saisir le code est trop court. La procédure de transition n’est visiblement pas comprise par tous. Un monsieur était complètement perdu devant les velibs. Il avait pris les emails pour du spam et quand il m’a vu galérer ça l’a presque rassuré !

Depuis cette expérience, je vois que Velib communique beaucoup. je vous ai fait une petite compilation de ces explications. Malheureusement, je dirais, une interface c’est comme une blague, si on doit l’expliquer c’est qu’elle n’est pas bonne.

Au-delà de la catastrophe industrielle et contractuelle, que cette transition est en train de devenir. Il est assez évident que l’utilisateur n’a pas été pris en compte dans cette démarche en amont de la mise en place du nouveau système, aussi bien au niveau des interactions sur les différents supports (Bornes, Web, Velib) que de la conception du service lui-même. On voit aujourd’hui les tentatives pour combler les brèches.

Auteur :

Lead UX designer en Freelance depuis le dernier millénaire ! J'aide à concevoir des services, des applications en étant centré sur l'utilisateur et ses usages.

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